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 Les tribulations de Louise

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Louise Lafitte

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MessageSujet: Les tribulations de Louise    Mar 2 Sep - 16:23

"... You let me know everything's alright...  "

Louise chantonnait à voix basse, exécutant dans le couloir quelques pas de danse pour elle-même.  L'équipe du S.H.I.E.L.D était entrain de s'installer et elle venait de finir de leur donner un coup de main. Elle essayait de retenir le semblant de bonne humeur qu'elle avait réussit à emmagasiner en discutant avec les différents membres de la troupe, tout en retournant vers sa chambre. Elle avait d'abord penser à aller voir Nathan, à la bibliothèque, mais en sentant l'odeur Wallace près de la porte, elle était partis avant même que la pensée de toquer à la porte n'atteigne sa conscience.

" ... That you're in love with meeeeeee "


Les couloirs s’enchainait, dramatiquement semblable... Il faudrait peindre en couleur, mettre des photos... N'importe quoi, mais elle avait toujours un moment flou, quand elle sortait de sa chambre, tant ils lui rappelaient l’hôpital psychiatrique. Elle avait confier Le Chat à la grand-mère de Nathan, et s'était en tête de lui faire un coussin personnalisé. Elle ouvrit la porte d'un coup de pied - qui n'était heureusement pas fermer - en s'égosillant

" Ah AHA AHA HOOKED ON FEELING ! "

Elle claqua la porte d'un autre coup de pied - l'impact de la poignée avait commencer à creuser un creux dans le mur -et se laissa tomber sur son lit. Elle eut l'impression que le choc mou sur le matelas avait achever d'extirper les derniers lambeaux de bonne humeur qu'elle avait réussit à dresser en elle. Elle n'avait pas allumer la lumière - pas vraiment besoin - et le silence de la chambre lui parut pendant une seconde totalement assourdissant. Elle se redressa, bien sûr, elle pouvait percevoir le bourdonnement des appareils électriques, mais c'était devenus une sorte de bruit blanc, qui, là tout de suite, lui donnait le sentiment d'avoir des acouphènes.

Elle se leva, alluma sa chaine hi-fi, laissant la musique envahir la pièce, alluma les différent poste de télévision, lança plusieurs série ( en ce moment, Supernatural, Sherlock, Penny Dreadfull et Orange is the new black ) et s'assit devant sa table de couture. Elle essayait de se concentré, de se souvenir de l'intrigue des différents épisodes tout en se saisissant de ses aiguilles....
Mais là où l'exercice quotidien de ses capacités extrasensorielle ne lui coutait absolument rien, elle devait à présent faire un effort survampirique pour réussir à admirer les yeux plissé d'Eva Green et ne pas voir les images de Snyder se substituer à tout ce qu'elle avait sous les yeux. Elle ne se rendait pas compte que ses mains tremblaient quand tandis qu'elle commençait à coudre le motif qu'elle avait choisit. La où la couture lui apportait d’habitude une sérénité inégalable, elle avait l'impression d'être au prise avec un travail aliénant,et terriblement complexe. Ses réflexes faisaient la majorité du travail, cela dit, elle réussissait à se concentrer juste ce qu'il faut pour ne pas trop s'impliquer dans sa tâche, fixant Sherlock perdu dans son mindpalace entrain d'essayer d’échapper à la mort, tout en brodant le motif d'un petit chat jouant avec une pelote de laine.

L'escapade de Sherlock atteignait le paroxysme du drama, tandis qu'il parlait avec Moriarty du fait que la mort, comme quoi c'était quand même cool quand elle éteignit brusquement les différents postes, interrompant les protagonistes ( l'histoire de Red, Sam mentant éhontément à son frère sur son état de santé et Vanessa à moitié morte dans son lit, les cheveux rasé ) en pleine action. Son cœur battait très, très vite. Non, la mort, ça n'avait rien de bien, surtout quand s'était les autres qui mourrait...
Elle poussa un glapissement de douleur quand une aiguille s'enfonça brutalement dans son doigt. Elle baissa les yeux, et poussa un nouveau glapissement. L'Yshba qui remplissait son sang se déversait à petite goutte sur son oeuvre : au lieu d'un petit chaton dans une attitude de mignonitude à attendrir Satan lui-même, se tenait une vision parfaitement clair de la ville de Snyder, complètement détruire, où les gouttes noirs de son sang venait s’écraser. Elle jeta la broderie au loin, comme si elle lui avait brûler les doigts.

Elle était hors de sa chambre avait même que sa blessure ne se soit refermer : elle s'était mit à courir sans même refermer la porte. Elle atteignit la salle d'arme, saisit son armure, et se remit à courir en l'enfilant - exercice dans lequel elle excellait, assez étrangement -. Elle venait d'attacher son casque quand elle plongea dans l'abysse qui entourait la base. Elle se mit à nager de toute vitesse jusqu'à ce que les lumières de la stations soit invisible puis elle s'arrêta.

Et là, elle se mit à pleurer dans son casque. Des pleurs d'enfants, rauque, heurté, qui faisait se convulser tout les muscles de sa poitrine. Qu'elle ne pouvait pas essuyé. Là où elle n'était sûr que personne ne pourrait entendre.

Les ruines de la ville hantait l'écran de son casque, la sensation physique de toute ses morts lui donnait envie de vomir et elle pouvait encore entendre le grondement des flammes qui achevait de réduire Snyder en cendre.
Elle n'avait put sauvé qu'un chat. UN PUTAIN DE CHAT. Elle avait tuer des gens sans s'en rendre compte et maintenant et en avait laisser mourir sans pouvoir l'empêcher.

Bonjour l'immortel à deux francs cinquante.
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Louise Lafitte

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MessageSujet: Re: Les tribulations de Louise    Jeu 4 Sep - 1:15

Elle flottait lentement vers le fond de la grotte, mais ne faisait rien pour l’empêcher. Elle pouvait sentir le megalodon qu'elle avait ensorcelé décrire de lent cercle autour d'elle, mais elle n'y prêta aucune attention.

Son esprit tournait en boucle.
Elle n'avait rien put faire. Elle n'était pas assez forte. Elle était peut-être vraiment juste un monstre.... Elle tenta de chasser le souvenir avant même qu'il n'arrive, mais il la frappa quand même, avant de retourner se tapir dans un coin de son cerveau, pour attendre le prochain moment où frapper. L'homme mort, les jambes trempant dans l'eau sombre, encerclé par les débris... la tête à moitié arraché. Les yeux qui blanchissait déjà, ouvert, frappé par la pluie. Et le sang, le sang...

Elle eut une brève vision de Wallace, Peter et Nathan, la gorge ouverte, mort, leurs yeux aveugle fixant le plafond. Elle voyait les murs blancs de la station couvert du sang de Coulson et son équipe...

Elle eut un haut-le-coeur mais sentit tout de même sa mâchoire devenir douloureuse et secoua la tête.
Les larmes revinrent embué ses yeux.
Elle en avait assez d'avoir soif. Elle en avait assez de sentir tout se sang, qui courait autour d'elle, dans tout ces êtres vivant, qu'elle ne devait pas boire....

Elle se souvenait, l'époque lointaine ou elle se croyait humaine et la facilité avec laquelle elle avait répondu à sa prof de philo, quand elle avait demandé " qu'est ce que c'est, être humain ? ". Elle se souvenait encore sa fierté mal placé d'élève de tête de classe en répondant " Ça ne peut pas être réduit uniquement à des capacités physique - même si ça compte - mais je pense que c'est plutôt un ensemble de valeur et de comportement communément admis, soumis à des variations en fonction de notre culture " et son sourire satisfait quand sa prof avait dit que c'était joliment formulé, pour enchaîner sur ce que tout les grands penseurs avait put en dire. Joliment formulé. Tsssss.

Son père l'avait prévenue. "Tout les jeunes vampires passent par là, il n'appartient qu'à toi de décider de tes valeurs. Rester le plus humain possible, ou tout oublier dans la ruée vers le rubis ". Edrick aimait parler du sang comme de cette pierre précieuse....

Elle se rendit compte qu'elle avait collé sa main contre son épaule, là où son tatouage magique était gravé, seulement quand elle s’aperçut qu'elle n'avait pas de réponse. Evidemment, qu'il n'y avait pas de réponse... Elle eut un léger rire nerveux, qui sonnait étrangement dans toute cette obscurité.
Il n'y avait personne pour la guider ici. Personne pour la prendre tendrement dans ses bras et lui offrir la belle artère qui parcoure le poignet quand elle n'en pouvait plus de résister.
Pas de Marhall pour se moquer gentiment d'elle, pas d'Yliha pour la rassurer, pas de Loukian pour lui apprendre à maîtriser ses pouvoirs, pas d'Emmanuel pour lui ordonner de se relever après un entraînement intensif, personne... Personne pour comprendre...

Juste des mortels. Enfin, façons de voir les choses. Mais quelle genre d'amie serait-elle si elle venait pleurer sur leurs épaulse ? Combien pouvait peser sa souffrance face à celle de Nathan ? A son inquiétude pour sa mère, plus la situation avec Wallace... Et Wallace, avec tout ce qu'il avait à gérer ?
Non, elle était l'idiote-bourrin-marrante, il fallait qu'elle le reste. Au moins pour eux. Si elle ne craquait pas, elle ne deviendrait peut-être pas un monstre à leurs yeux...

Son dos heurta quelque chose, l'extirpant du sable mouvant de réflexion dans lequel elle s'était enfoncer. Le megalodon s'était interposé entre elle et le fond de la caverne. Elle cligna plusieurs fois des yeux avant de se retourner. L'immense créature était immobile. Elle pouvait sentir une forme de crainte, émanant du dinosaure.
Quand il la sentit bouger, cela dit, il parut se calmer, et se mit nager lentement, lui laissant le temps de s’accrocher, se qu'elle fit par réflexe. En la voyant couler sans bouger, il avait peut-être eut peur qu'elle soit... morte ? Les dinosaures pouvaient avoir ce genre de préoccupations ?
Elle se sentait de toute façons trop hébété pour trop réfléchir. Elle se laissa doucement porté par l'animal.

Peut-être qu'au final, elle n'était pas si seule.

Elle avait un dinosaure.

"Rare était les gens qui pouvait se vanter d'avoir de pareille fréquentation" songeat-elle, d'un ton qui ressemblait à celui de Marshall. Un sourire vague vint flotter une demi-seconde sur ses lèvres.

Le sel sur ses joues la grattait, et l'humidité que ses larmes avait formé à la base de son casque commençait à l'indisposer. Elle fit remonter le megalodon vers la station, le tapota tendrement sur le dos quand elle vit les lumières de la station. Elle s'écarta de son dos et remonta vers le sas, en songeant qu'il faudrait lui donner un nom, quand même, en l'observant retourner vers les profondeurs.

En émergeant de l'eau, elle se sentait un peu mieux. Enfin mieux.... Elle se sentait vide.
" Au moins, je ne me sens pas désespéré. C'est un début. "

Elle se débarrassa de son armure et se passe de l'eau sur la figure. Le cadavre au yeux rouge qui l'observait depuis le miroir ne lui inspirait vraiment pas confiance et elle reprit le chemin de sa chambre, non sans adresser un regard d'intense reproche à la surface réfléchissante, qui lui rendit.
Elle pensa à aller voir les autres mais elle n'était pas sûr de pouvoir s'empêcher de se mettre à pleurer avant même d'avoir ouvert la bouche.

" Depedency has been a thief at night, thief at night..."
Elle mit quelques seconde à réaliser que la voix mélancolique d'Allen Stone n'était pas dans son esprit mais émanait de son téléphone.
Elle le sortit de sa poche, en se demandant ce qui pouvait pourrait encore arrivé de pire.

Ghosty head on fire


" Hm, si ce nest que ça... murmura-t-elle pour elle même. Elle prit une grande inspiration, accrocha un faux sourire sur ses lèvres pour se donner du courage et décrocha.

" Holà luces fuego de la venganza, qué passo ? dit-elle en réussissant à prendre un ton enjoué, a sa plus grande satisfaction.

_.... Ton espagnole est pitoyable, kido.

_ Je voulais essayer, pour changer un peu.... Sinon j'avais " Comment ça brûle, feux de l'enfer ?" mais franchement, je trouvais pas ça top.

_Epargne-moi tes conneries, je ne t'appelle pas pour ça. " Elle pouvait l'entendre s'allumer une cigarette tout en parlant. Elle chassa la boule qui recommençait à se former dans sa gorge en déglutissant avec force avant de reprendre, sur le même ton joyeux.

_ Alors qu'est ce que je peux faire pour toi ?

_ Est-ce que c'est vous le bordel à Snyder ? demanda-t-il de but en blanc, d'un ton calme tout en soufflant la fumé de sa cigarette non loin du micro.

Louise fut incapable de répondre.
Mille réaction lui passèrent par la tête : raccrocher, lui proposer des services sexuelles pour détourner son attention, jeter le téléphone contre le mur d'en face suffisamment fort pour en faire des confettis, dire que oui, s'était eux, y'a un soucis ?, dire que non, il ne voyait de quoi il parlait, lui dire que sa moto était tellement hideuse que seul un lambeaux âme merdique dans son genre pouvait en vouloir en espérant que l'insulte était suffisamment forte pour qu'il en oublie le sujet de conversation, faire semblant de passer sous un tunnel, s'ouvrir les veines, détruire le monde, lui dire que s'était que la faute de Guerre, d'abord, ou juste....
_ Louise ? Oh, tu m'entend ?

Elle s'était remit à pleurer sans s'en rendre compte, et les mots sortirent avant qu'elle ait pus les retenir.

_ Oui, c'est nous.... On a.... - putain non, pas de sanglot bordel de merde, assume comme un vrais vampire putain ! - on a voulus stopper Guerre et.... - RAAAAAAh bordel de merde de pute borgne sa mère arrête de te comporter comme une gamine ! - et on... On s'est fourrer."

Seul le silence lui répondit tout d'abord, puis un long soupir se fit entendre à l'autre bout de la ligne.
Puis le silence encore. Le bruit d'un grande inspiration, sans doute de fumé de cigarette. Le silence. Expiration....

Et Louise explosa.

" Mais putain crache la ta valda ! Dis le qu'on a fait de la merde ! Dis le qu'on est complètement inutile voir pire, qu'on fout encore plus la merde que prévue ! Dis le que je suis pas capable de rien faire d'autre que de faire du mal gens ! Il a balancé nos infos sur internet, la mère de Nathan aurait put mourir, la famille de Wallace aussi et tout les autres.... " Elle s'interrompis une seconde, étranglé par l'angoisse, et reprit d'une voix brisé " Et on a rien pus faire et... Toute la ville... mais pas nous...."
Evidement... la voix de son père resonnait dans son esprit " Prépare-toi ma chérie, car tu es l'immortelle parfaite. Tu les verras tous mourir avant toi. Mortel, immortel... Même moi, qui sait ? " Et sa rage s'intensifia. De quel droit ? Pourquoi devrait-elle survivre à tout ça ? De nouveau, un flot de parole s'échappa de ses lèvres.

" Allez, dis le, putain esprit de vengeance de mes deux pas foutus de faire correctement son boulot pour tuer une pauvre gamine ! Ah oui, ça critique, mais quand faut faire le boulot, il y a plus personne, hein ? Connard va.... Tu m'entends ? CON-NARD ! Pourquoi tu m'as pas tué quand tu en avait l'occasion, hein ?" sa voix commençait à s’errailler, passant de la juste et terrible rage au gémissement pitoyable et tremblé, sans qu'elle s'en préoccupe le moins du monde " Putain... Ça serait jamais arrivé si tu avais fais ton boulot.... Al...Alors c'est ta faute aussi, d'accord ? T'es responsable de m'avoir laisser en vie. C'était une gr...ave erreur."
Elle continua a pleuré sans pouvoir articulé un autre son, ses dents était sortit, sans qu'elle y fasse attention mais lui blessait à présent les lèvres dont elle ne parvenait pas à contrôler le stupide tremblement.

Ca y est. C'était pire.

".... Ca y est ? T'as finis ? Demanda l'esprit de vengeance d'une voix tranquille.

Elle ne réussit pas à répondre, essayant tout à la fois d'arrêter de pleurer, de trembler et de rentrer ces putains de dent de merde.

_ On va dire que t'a finis. Ecoute gamine, je suis pas venue pour vous engueulez, je voulais savoir si s'était vous et si oui, si vous vous en étiez sortie vivant. Si tu as autant de force pour gueuler, c'est que ça doit aller pas trop mal....

Elle l'entendit expirer de nouveau. Elle parvint seulement à articuler.

" Tu t'es... inquiété pour moi ? réussi-t-elle a baragouiner tout en parvenant à faire rentrer ses dents.

_ Pour vous tous, crétine, s'exclama-t-il, vous êtes un des rares trucs qui tient encore la route alors bon, quand même.

_... Un des rares trucs qui tient la route ? hésita-t-elle, tandis que les tremblements cessaient doucement.

_ Ouai, je sais, on est dans la merde, mais en attendant, c'est mieux que rien, non ?

Sa voix s'était fait un tout petit peu plus encourageante sur la fin. Enfin sur une échelle de Ghost rider, quoi.

_ Je... Je suppose oui... murmura-t-elle en s'essuyant la figure avec une de ses manches.

_ Bon, alors bouge toi le cul, kido, c'est pas le moment de chialer et de tenir les autres responsable pour les merdes que tu sèmes, c'est le moment de les ramasser, compris ?

_ ... Compris. Je... je suis désolé, je... Bredouilla l'immortelle d'une voix honteuse, persuadé qu'il pouvait la sentir rougir jusqu'à travers le micro de son téléphone.

_ Pas grave. T'as 16 ans, gamine, arrête de te prendre pour superwoman pendant 5 minutes, tu nous rendras tous service. Allez a plus. "
Son portable émit un bip, et redevint silencieux. Elle fixa l'écran, incertaine.

Il avait nier avec un tout petit peu trop de véhémence de s'être inquiété pour elle.

Comme quoi, tout n'était peut-être pas perdus.

Sonnerie Louise :
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Louise Lafitte

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MessageSujet: Re: Les tribulations de Louise    Jeu 4 Sep - 22:53

Louise se releva avec difficulté, et remit son portable dans sa poche. Elle fit un pas incertain, surprise pendant quelques seconde de sentir ses jambes si raide puis les différents muscles de son corps se crisper successivement jusqu'à ce qu'elle se souvienne soudainement.... Depuis combien de temps n'avait-elle pas but de sang ?

Elle s'était levé en vitesse... Elle n'avait prit qu'une sucette de sang, moins nourrissante mais plus pratique, puis il était partit... Elle se souvenait avoir prit une bouteille en partant pour rencontrer Guerre, se disant qu'elle pourrait la boire plus tard, après... Après...
Putain de bordel de merde.

Elle se serait donner des claques, si ses avant-bras ne lui faisait pas atrocement mal. Avec tout ce qu'elle avait vécut aujourd'hui, ce n'était pas très étonnant qu'elle est oublié ou plus vraisemblablement l'ignorer mais le contre-coup n'en était que d'autant plus violent. Elle n'avait rien sur elle... Elle sentit un début de panique la gagner, mais se força a se tenir bien droite, malgré les crampes qui la saisissait et leva lentement les bras devant elle, ferma les yeux tout en essaya de respirer calmement.
En douceur, elle leva les mains vers le ciel puis redescendit jusqu'à toucher ses pieds et recommença encore.

Elle se força à se concentrer sur une image mental qu'elle avait mit de longue heure à perfectionner : celle d'un arbre entrain de pousser, de la simple graine qui, au fil des saisons, devenait peu à peu un séquoia géant.

Tout les vampires ressentais la soif différemment, mais tous étaient d'accord sur une chose. Ca faisait mal. Très très mal.
Et chacun avait sa petite méthode pour supporter cette souffrance. La plus prisé étant de se saisir du premier passant venus pour le saigner à blanc, mais la prière, le calcul mental et la méditation avaient aussi leur adeptes. Louise avait pioché la sienne dans un roman de fantasy français, avant de la remanier à sa sauce.
Elle accomplit sa gestuelle jusqu'à ce que les crampes se calme, puis se remit en route, vers ma cafétéria cette fois, en espérant qu'elle ne croiserait pas âme qui vive.

L'avantage de la soif était qu'au moins, elle ne pouvait que difficilement penser à quoique se soit d'autre. Elle passa devant la bibliothèque, ralentit un peu, mais le déchaînement de sentiment diverse qu'elle ressentait, émanant de Nathan et Wallace la fit accélérer presque immédiatement. Peur, joie, colère, frustration, amour.... Un bouillonnement qu'elle était incapable d'appréhender, et encore moins de comprendre. Elle croisa les doigts pour qu'il soit entrain de s'apprêter à se sauter dessus plutôt que de se disputer mais une crampe plus violente dans les environs de son tibia la ramena de ses pensées classé X à des préoccupation plus terre à terre.

« Par le Sang Noir et les millions de monde  de mes couilles, POURQUOI MOI ? » s'exclama-t-elle pour elle-même dans le couloir désert.

Elle se souvenait encore de sa colère quand Edrick lui avait annoncé qu'il comptait l'envoyer dans ce monde pour étudier parmi les mortels. Elle s'était sentis rejeter, comme un enfant désobéissant qu'on envoie en pension parce qu'on ne veut pas s'en occuper. Mais surtout, elle avait peur. Elle l'avait masquer en s'énervant, mais au fond, la perspective de quitter le cocon rassurant de la Maison, où elle pouvait trouver du sang en bouteille partout pour un monde ouvert de proie potentiel ma terrorisait.
Elle s'était enfuis en courant, pour se réfugier tout au fond du jardin. Elle savait que son père n'aurait aucun mal à la retrouver, mais au moins, il devrait venir la chercher jusqu'ici. S'était le seul pitoyable acte de rébellion qu'elle avait trouver sur le moment. Plusieurs heures passer tandis que Louise  échafaudait divers plan tous plus absurde les uns que les autres pour ne pas avoir à partir quand Ylahia était venus la trouver.

A son habitude que Louise jugeait maintenant comme très batmanesque, celle qu'elle considérait comme sa grande sœur était tout simplement apparus à côté d'elle. Louise avait fait un bond en arrière, qu'elle avait tenté de rattraper en transformant son mouvement en une posture de combat plus qu’approximative. Ylahia avait simplement sourit avant de s'asseoir par terre avec sa grâce coutumière.

« Edrick se demandait quand est-ce que tu allais revenir. Il voulait te laisser le temps de penser à tous ça tranquillement mais comme tu ne revenais pas...

_ Tu es venue à sa place ? Môssieur Supervampiretoutpuissant ne peut pas se déplacer par lui-même ? Cracha Louise en se détournant pour que l'immortelle ne voit pas les larmes qui remplissait ses yeux ni le rouge qui marbrait ses joues.

_ Non, répondit calmement Ylahia, simplement j'ai pensé que se serait mieux que se soit moi qui vienne pour qu'on parle de tout ça, plutôt que lui, que tu avais clairement envoyer bouler.

_ Parler de quoi ? Du fait qu'il m’envoie dans un autre monde parce qu'il a honte de son infant complètement nulle ?

_ Tu sais bien que ce n'est pas... Commença la jeune femme.

_ Ah oui, la coupa abruptement Louise d'une voix tremblante. Alors c'est pourquoi ? Pour que je m’entraîne ? Je ne suis pas comme vous, moi... Qu'est ce que je vais faire une fois là-bas ? Faire semblant de ne pas avoir envie de saigner tout le monde et braquer des banques du sang ?

_ Tu sais très bien que tout seras mis en place pour que tu n'ai pas à le faire. Tonton Marsh sera là et nous ne seront jamais très loin. Répondit posément l'Immortelle.

_ Mais j'ai rien demander moi ! Toi, tu as peut-être voulus être une sangsue, mais moi, j'aurais adoré être normal ! s'écria-t- elle avant de se morde la langue. Elle se serait frapper la tête contre l'arbre qui les surplombait. Évidemment, il avait fallut qu'elle dise des trucs blessant et stupide... Pas étonnant qu'ils veuillent se débarrasser d'elle.

_ Pourtant tu te comportes exactement comme une adolescente tout ce qu'il y a de plus normal, lança Ylahia d'un ton moqueur avant que Louise n'ait pu s'excuser.

Celle se retourna vers sa presque sœur, qui lui sourit en ouvrant les bras. Elle hésita une seconde avait de se réfugier contre la poitrine glacé de l'immortelle.

« Qu'est ce qui se passera si je suis sur le point de craquer ? Baragouina-t-elle tandis qu'Ylahia caressait doucement ses cheveux.

_  Ce qui arrive dans ses cas là... Mais tu sais, Edrick, et même nous tous, te faisons confiance ma chérie. Si jamais tu dois en arriver là, il sait que tu feras le bon choix. Il faut juste que tu t'en rendes compte par toi-même. »

« En attendant, se dit Louise, je vendrais mon bras pour un peu de sang frais »

Les crampes se faisaient plus discrète mais maintenant s'était sa mâchoire entrait dans la partie. Comme elle était seule dans le couloir, elle les laissa sortir avec un soupir de soulagement. Tenter de retenir ses dents alors qu'elle voulait sortir, s'était un peu comme vouloir se retenir d'aller au toilette. Au bout d'un moment, ça devenait carrément insupportable.

Le terme « sortir » était assez impropre dans la mesure où en réalité, elles se contentaintt de grandir, mais comme elle «  sortait » un peu plus de ses gencives, Louise trouvait le verbe adapter...
Elle en était là de ses réflexions, quand une nouvelle crampe raidit sa jambes, la prenant au dépourvus. Elle dut s'appuyer contre le mur en catastrophe et s'ouvrit la lèvre inférieur sur ses canines. Occupé à étouffer une exclamation de douleur et à gérer sa soif aussi envahissante que les douleur qu'elle engendrait, elle ne sentit pas la présence qui s'approcha d'elle par derrière.

«  Mademoiselle Lafitte... Tout va bien ? Lança une voix féminine dont l'accent ne laissait aucun doute sur la personne en question.

Une flaupé mental de juron dans différente langue et un effort considérable pour rendre à ses canines leur taille humaine plus tard, Louise réussit à articuler :
« Oui, tout va bien, merci.

Elle se remit en route en priant pour que Simmons aille dans n'importe quelle direction plutôt que la sienne, le plus loin possible, de préférence au pôle nord...

Mais visiblement son palmarès de «  pire journée de mon existence » était destiné à se rallonger car la jeune femme la rattrapa pour se mettre à son niveau tout en lançant d'une voix joyeuse.

«  Cet endroit est vraiment fantastique ! Le laboratoire est vraiment bien fournit... Je comprend que vous ayez prit autant de précaution, tout à l'heure... Il paraît que la vue sur la caverne souterraine est vraiment exceptionnelle depuis la cafétéria.

Louise songea à prétexter qu'elle avait un rendez-vous urgent, un cours de tricos ou une course à faire pour s'éloigner le plus possible de ce sac à viande ambulant mais elle réalisa bien vite qu'elle n'en avait pas la force.
Elle garda les yeux fixé vers le bout du couloir, en priant pour tenir jusqu'à la cafétéria sans se mettre à courir d'un coup vers la resserve à l'incompréhension totale de Simmons.

Celle-ci semblait attendre une réponse, aussi Louise s'efforça de prendre un ton enjouer pour marmonner :

_ Oui, c'est vraiment super ici...

_.... Vous êtes sûr que tout va bien ? Redemanda la scientifique, visiblement inquiète.

Et là, Louise fit l'erreur de tourner la tête vers elle, pour lui sourire et la rassurer et lui dire que oui, aucun soucie, elle était juste fatigué...

Mais au lieu du visage avenant de Simmons, elle ne vit qu'une myriade d'artères, veines et capillaire sanguins. Elle voulut détourner la tête, mais elle était hypnotisé...

Tout ses splendides fleuves, rivière et ruisseau vermeille pulsait doucement, puis plus vite tandis que ses dent sortait sans qu'elle n'y prête aucune attention. Oh oui, la douce symphonie d'un cœur qui va crescendo avec l'adrenaline... Elle aurait voulut l'arracher à main nue, encore battant pour en extraire chaque rubis... Et ce flot incessant de sang... Elle pouvait presque le toucher... Il n'y avait que son épiderme, misérable barrière pour retenir ce trésor sacré... Elle pouvait presque sentir sur sa langue la saveur ferreuse, la vie elle-même parcourir sa gorge, se répandre en elle... Elle sentait la pulsation paniqué de la carotide sous ses doigts, même si les mains qui tentait de lui griffer les bras et le visage l'incommodait un peu. Ah, les mortels, et leur résistances pitoyable devant leur inexorable destin de pauvre proie...

Résistance pit...

Louise où l'impression qu'on venait  brusquement d'enlever un sac étanche de sa tête, tout lui revint à la figure avec la force d'un bélier moyenâgeux : la lumière, les cris paniqué de Simmons, la douleur provoquer par les ongles qu'elle avait planté dans ses avant-bras et les coup de pied qu'elle lui avait donner, son air terrorisé....
Elle avait plaqué la scientifique contre le mur en la tenant par le cou, toute dent sortit, sans l'étrangler bien sûr, pour ne pas la tuer, prête à...

Elle la lâcha brusquement et se propulsa en arrière contre le mur derrière elle, en plaquant sa main contre sa bouche. Simmons tomba sur le sol, se colla au mur en se massant le cou, respirant avec difficulté... Et regardant Louise avec horreur.

Celle-ci haletait, en essayant de s'excuser, tout en ayant l'impression d'être entrain de se déchirer de l’intérieur. Sa vision passait par flash de sa vision humaine à sa vision de prédatrice, tandis que ses jambes cédait. Ses sens lui envoyait cents informations en même temps, la densité de la lumière, l'odeur âcre de la sueur de Simmons, l'infime pulsations électriques des lampes, et la présence qui accourait...

Elle tourna la tête pour voir Coulson s'arrêter au bout du couloir, son arme pointé sur elle.
Elle savait que s'il tirait, la balle rentrerait jusque au dessus de sa pupille dans un angle de 30°, pour ressortir de l'autre côté. La cacophonie de leur trois cœurs boosté à l’adrénaline lui donnait envie de hurler... Elle sentait le craquements de la peau de ses avant-bras, elle savait sans avoir besoin de les regarder que les bords des plaies que Simmons avait creuser dans sa chair était entrain de se fissurer, de s'agrandir, pour laisser place à l'Yshba. Elle ne comprenait pas ce que disait Coulson, qui s'avançait lentement, ni ce que lui répondait Simmons, elle essayait de rassembler ses forces pour s'expliquer, mais tout ce qu'elle arrivait à faire, s'était répéter d'une voix rauque « Jesuisdésoléjesuisdésoléjesuisdésolé » sans discontinuer, tandis que la douleur envahissait peu à peu son thorax.

Coulson se mit à lui parler doucement, en baissant son arme, sans pour autant la ranger. Prêt à tirer si nécessaire. Elle ne comprenait pas, mais elle reconnaissait ce ton de voix. Celui avec lequel on essai de calmé une bête sauvage. Ou un monstre. Une furieuse envie de lui arracher son arme et de l'ouvrir en deux à main nue la saisit. Elle dut fermer les yeux de toute ses forces pour chasser cette image de son esprit... Elle sentit le coin de ses paupières se fissurer...

Il fallait qu'elle agisse. Maintenant. S'était ou tenter un sprint jusqu'à la resserve ou possiblement tuer tout les humains de la base.
Elle s'efforça de rassembler le peu de pensée cohérente qui lui restait.

Un arbre.
Un arbre des les racines sans fin sont la terre et les frondaisons infinis sont le ciel.

« Mais tu sais, Edrick, et même nous tous, te faisons confiance ma chérie. Si jamais tu dois en arriver là, il sait que tu feras le bon choix. Il faut juste que tu t'en rendes compte par toi-même. »


Elle rouvrit les yeux. Coulson s'était interposer entre elle et Simmons et essayant toujours de lui parler d'une voix douce. Elle ne lui accorda aucune attention. Elle planta ses yeux dans ceux de la jeune scientifique et réussit à dire, d'une voix qu'elle ne reconnaissait pas
«  Je suis vraiment désolé ».

Et elle bondit sur ses pieds. Elle amorça un mouvement pour courir vers le bout du couloir quand une douleur plus vivace que les précédente lui perça la cuisse et les tympans. Elle faillit s’effondrer mais parvint in extremis à retrouver son équilibre, et partit aussi vite que lui permettait son corps en fusion vers la cafétéria.

Allez.... Encore un peu... Allez...

Elle fit le chemin dans le brouillard, incapable de penser à autre chose qu'à son objectif. Elle poussa la porte battante, traversa en chancelant la salle éclairé par la lumière glauque des néons, en renversant tout sur son passage. Son propre corps lui échappait.

Allez, tu y es presque.... Encore un effort...

Elle enfonça la porte de la réserve, incapable de rassembler suffisamment de cohérence dans ses mouvements pour saisir la poignée et s’effondra dans les débris. Le choc lui arracha un gémissement de douleur mais elle se mit tout de même à ramper péniblement vers le frigo tandis qu'elle sentait les plaques plus sombre qu'une nuit sans lune recouvrir ses avant-bras, sa joue... Elle ne sentait plus sa jambe, sa vision se brouillait, encombrer de papillons noir...

Allez putain, allez.... Pitiez...

Elle revoyait sa mère adoptive atrocement transformer par l'Yshba, le carnage qui avait suivit, les statuts de cendres de Snyder, le visage de Nathan quand il était partit pour le japon, l'expression de Wallace quand ils étaient rentré...
Non, tout le monde avait bien trop souffert pour aujourd'hui.

Elle réussit à agripper de ses ongles, qui grandissait et noircissait à vue d’œil, le joint en plastique de la porte du frigo et à l'ouvrir, mais les bouteilles de sang était tout en haut. Hors de sa porté.

Non... Je peux pas.... Je peux pas... Putain, non, alleeeeeez...

Avec un grognement de rage qui n'avait plus rien d'humain Louise leva le bras et l'abatis sur le côté du frigo. Les bouteilles oscillèrent mais ne tombèrent pas.

Les entraînement avec Wallace, les blagues de Peter, la fausse pimbecherie de Jess, les histoires que Nathan racontait sur son passé de lycéen japonais vaguement voyou, la chaleur de la peau de psylock...

Elle leva le bras, et l'abatis encore une fois sur le frigo. Alors qu'elle entrain d'oublier pourquoi elle s'acharnait sur ce truc dont elle oubliait aussi bien le nom que l'utilité, le coin d'une bouteille vint frapper le haut de son crâne.

Indifférente au déluge de nourriture en tout genre s’abattait sur elle, elle s'en saisit, mordis le plastique et but goulûment son contenue. C'était bien moins vivant que ce qu'elle aurait voulut mais elle n'était pas en état de vraiment s'en préoccuper: tout ce qui comptait, c'est qu'elle en ai plus.
Une autre bouteille... Son corps reprenait  sporadiquement sa forme originel... Encore une autre, la douleur avait cesser d'être insupportable pour devenir une marée descendante. Encore une autre...

Puis, tout fut noir.  
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Louise Lafitte

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MessageSujet: Re: Les tribulations de Louise    Dim 23 Nov - 20:09

Marshall ayant été avertis de la venus de l'équipe de Coulson par la liaison qu'il avait créer avec l'ordinateur, était en chemin vers la base. Il roulait à une vitesse qu'on ne pouvait qualifié de réglementaire en songeant à ce qu'il devrait leur dire. Il fallait qu'ils s'organisent s'il voulait s'en sortir. Et avec aucun moyen de contacter the mothership – nom affectueux qu'il attribuait à la Maison – il devait improviser au fur et à mesure.
Non pas qu'il ne soit pas tout à fait capable en la matière mais s'il faisait une bourde en chemin qui venait sans qu'il s'en rende compte bouleverser les plans d'Edrick, il ne pourrait pas se le pardonner.
Cela dit, à l'idée de revoir Louise et les autres membres de la petite équipe lui faisait plutôt plaisir... Et il avait sans doute besoin qu'on leur remonte le moral après ce qui s'était passer à Snyder... Bien sûr, il ne pourrait pas rester bien longtemps, mais se serait déjà ça.
Il était déjà entrain de sélectionner quelques anecdotes croustillante sur Tony Stark qu'il pourrait raconter quand il freina brutalement la voiture, une main crispé sur son tatouage, qu'il portait sur un de ses pectoraux.
Il écarta vivement sa chemise pour l'observer : Une sorte de pentacle former de 4 différents cercles concentriques barré de longs trais du diamètre du plus grand cercle. Ces trais formait des cases, toute remplis par un petit symbole. Et comme il le craignait, l'un d'en autre était entrain de se modifier...

Il n'y avait pas une seconde à perdre même s'il n'était pas si loin que sa de la base.... Il n'avait pas le choix. Il gara la voiture, saisit son sac, la referma et se mit à courir à travers le désert en direction du projet Nemesis.
Un vampire de son âge n'aurait normalement aucun mal à traverser cette distance en quelques seconde... Mais vue qu'il était dans un autre monde, il mettrait au moins une bonne minute, et arriverait probablement complètement épuisé, mais s'était nécéssaire : s'était toujours bien plus rapide que la voiture.
Mais une minute entière... Il pouvait s'en passer des choses pendant une minute entière ! Et si Louise perdait complètement le contrôle aucun moyen de prévoir ce qu'il trouverait une fois là bas...


Il parvint à la base alors que le motif dissolus de son tatouage était sur le point de toucher les bords de sa case. Le scan à l'entrée lui parut interminable, alors qu'il trépignait, sachant que forcer l'entrer ne lui ferait que perdre du temps. Quand les portes s'ouvrirent, ils se remit à courir, son instinct le guidant plus fidèlement qu'une carte. C'est bien simple, il suffisait d'aller vers le point de la base que tout ses sens vampirique voulait absolument éviter et qui l'attirait irrésistiblement, tout à la fois...
Alors qu'il parcourait les couloirs à toute vitesse, il sentit son tatouage bouger de nouveau, et se résorber lentement. Il aurait poussa un profond soupir de soulagement, mais il savait que Louise n'était pas hors de danger.
Il arriva dans la cafétéria : des tables et des chaises gisaient par terre, en vrac, traçant un chemin direct vers... une ouverture béante, et quelques tomates.

Hein ?

Il se précipita : la pièce était elle-aussi en désordre, des aliments était éparpillé dans la pièce. Au centre de ce maelström de légume écrasés et de pot cassés était allongé Louise, dans une position qui évoquait tout sauf un sommeil paisible : sur le dos, les membres étrangement positionnés, encerclé par des bouteilles vides à différent stade de destruction. Il ne manqua pas de remarquer le gros trous sphérique dans le pantalon de l'immortelle mais s'était l'expression du visage de la jeune fille qui le préoccupait.

Coulson était penché sur elle, la main sur son cou, il tourna la tête vers lui, l'air grave.
« Elle ne respire pas, elle n'a... dit-il d'un ton désolé
_ Évidemment qu'elle ne respire pas, lâcha Marshall d'un ton sec en l'écarta sans ménagement pour posé sa main à plat sous la gorge de l'adolescente. Il pouvait sentir le flux d'Yshba qui parcourait son corps très lentement... Trop lentement. Il la prit dans ses bras et repartis en courant vers le laboratoire, sans un mot de plus à Coulson, qui s'élança à sa suite.

Il avait encore un peu de temps, mais s'il ne parvenait pas à la réveiller, au moins un petit peu...
Il donna un vigoureux coup de pied dans la porte du labo, pour trouver Fitz, entrain de parler doucement à Simmons, la main posé sur son épaule. Le temps qu'il se soit remit de leur sursaut, Marshall avait avait déjà envoyer valser tout les papiers qui était poser sur la table, allonger et commencer à attacher Louise dessus, au moyen de chaîne en argent.
« Mon dieu mais qu'est ce... s'exclama le jeune scientifique
_ J’essaie de sauver ma nièce ici présente, lâcha simplement l'immortel, tout en scrutant la pièce à la recherche d'un appareil électrique suffisamment puissant « et comme vous ne pouvez pas m'aidez, je vous propose...
Il s'élança soudainement vers le spectromètre de masse, en traînant la table sur laquelle Louise était ficelé pour qu'elle soit juste à côté.
« Non, pardonnez moi, disons plutôt que je vous recommande fortement de vous taire et de me laisser faire. »

Et sans leur accorder un regard, il arracha brutalement le panneau de métal pour mettre les composant à nu, sous une exclamations horrifié des deux scientifiques.

Coulson arriva à ce moment là, légèrement essoufflé : Fitz et Simmons regardait Marshall entrain d'arracher plusieurs fil électrique d'une grosse machine avec l'air d'assister à un autodafé nazis.
_ Monsieur... s'exclama Fitz en regardant Coulson d'un air désespéré
_ Laissez-le faire, il... commença-t-il d'un ton qui se voulait rassurant.
Un horrible crépitement le coupa et il tourna brusquement la tête : Marshall avait mit les fils à nue en contact avec la peau de l'adolescente qui s'était affreusement convulsé, puis était redevenu immobile.

_ Mais vous êtes complètement fou ! S'écria Simmons en s'avançant comme pour s’interposer. Fitz la retint au dernier moment. Marshall avait poser la main sur la poitrine de la jeune femme, sans leur accorder aucun attention. Il poussa un grognement de frustration et remit les mains dans l'appareil pour en sortir d'autre fil.

«  Arrêtez ça immédiatement, lança froidement Coulson en tendant sur arme droit sur la tête de l'immortel.
_ Écoutez, commença Marshall très calmement, sans s'interrompre pour autant, ni même regarder Coulson, espèce de ridicule homo sapiens sapiens, si vous croyez que vous m'impressionner avec votre bout de métal, sachez que j'ai plus de 500 ans. J'étais déjà un vampire bien avant les première menstrues de votre arrière arrière grand-mère et quand le plan du modèle que vous tenez entre les mains sont née dans la tête de l'ingénieur qui l'a créer, j'avais déjà trouver le moyen traverser le voile qui sépare les univers. Vous avez peut-être réussis à blesser Louise, mais si vous espérez me toucher avec ça, vous êtes encore plus stupide que ce que je pensais »

Il tira brutalement sur une série de fil, dont il se mit à dénudé les extrémité déchiqueté à toute vitesse.

«  Mais puisque que vous me menacez parce que vous avez l'air de penser que je suis entrain de torturer ma nièce, je ne vais pas vous arrachez la tête, mais vous expliquez. A cet instant precis Louise est sur le point de s'endormir. Pour vous, c'est anecdotique, mais je ne parle pas de n'importe quel sommeil, je vous parle d'un sommeil vampirique qui pourrait durer plusieurs siècle. Je pense que vous serez d'accord avec moi pour dire que nous ne pouvons pas nous permettre un tel luxe. Le seul moyen de la ramener à un niveau de conscience suffisant, c'est que ses sensations réussissent à l'atteindre là où elle. De ma propre expérience, les deux seules sensations suffisamment forte étant l’orgasme, ou une douleur particulièrement aigus. »

Il fit crépiter les fils les uns contre les autres, et tourna finalement la tête vers Coulson, et lança d'un ton glacé :
«  Alors à moins que l'un d'entre vous se porte volontaire pour tenter de baiser une adolescente de 16 ans inconsciente, je vais continué à l'électrocuter jusqu'à ce qu'elle se réveille. »
Coulson ouvrit la bouche mais Marshall abattait déjà les fils, bien plus nombreux cette fois sur la peau de Louise.

Il eut un énorme bruit, comme si l'air lui-même se déchirait, l'intensité des lumières baissa brusquement, Louise convulsa entre la table et les chaînes qui la retenait. Les deux scientifiques se jetèrent au sol quand une des lampes explosa, Coulson s'élança vers eux, mais Marshall lâcha de nouveau les fils au moment où le corps de Louise s'arquait au point de faire gémir le métal des chaînes, et tout revint à la normal. L'odeur de chair brûler en plus.
Le corps de Louise retomba mollement. Celle-ci émit un gémissement endormis. Marshall prit délicatement la main.
« Louise, tu m'entends ? Louise ?
Fitz et Simmons s'était redresser pour voir ce qui se passait, sans se relever pour autant. Coulson s'était figer à mi-chemin de la table.

« Hmmmmmm, non... Laisse-moi, je dors, marmonna Louise en ouvrant à peine les yeux, tout en essayant de bouger comme pour s'installer plus confortablement.
Marshall saisit son menton entre ses doigts et l’obligeât à la regarder.
« Louise, écoute moi bien, il faut que tu résistes, essai de te réveiller !
On pouvait sentir la panique percer dans sa voix.
_ Hmmmm non...laisse-moi...

Il prit une grande inspira, lâcha le menton de Louise qui tourna la tête comme pour se remettre a dormir. Marshall l'observa une seconde puis brusquement leva le bras.... et lui flaqua une gifle magistrale qui fit craquer les vertèbres de l'immortelle.
_ Aaaaaah mais t'es fou, dit-elle d'une voix un peu plus clair, en tentant de se protéger de ses bras toujours entraver.

Marshall saisit de nouveau son menton. Elle essaya de se dégager, ses yeux se refermait déjà.
_ Écoute moi bien, si tu t'endors, tu vas faire un voyage en toi-même, mais il faut que tu en reviennes, d'accord ? ECOUTE MOI, s'écria-t-il alors qu'il la sentait s’amollir entre ses doigts
Je ne peux pas t'empêcher de t'endormir si c'est vraiment ce que tu veux, mais une fois que tu sois là-bas, il faut que tu retrouves ton chemin, d'accord ? D'accord ?
_ Oui... si... si tu veux marmonna Louise »
il la tint encore une seconde, puis la lacha, pour s'asseoir et prendre sa propre tête entre ses mains. La tête de Louise glissa doucement sur le côté, vers les deux scientifiques.
Ses yeux à moitié fermé rencontrèrent ceux de Simmons. Elle les ouvrit un peu plus, en esquissant un léger sourire.
« Vous … Vous allez bien... C'est.. Je... murmura-t-elle avant de fermer les yeux.

Un grand silence accueillis ses paroles. Puis, une éternité d'une seconde plus tard, le bruit d'une lente respiration se fit entendre. Marshall poussa un profond soupir de soulagement. Bizarre comme même après 500 ans, les vieux réflexes humains vous rattrape dans les pires moment.

Il se mit à la détacher avec douceur.
« Attendez... est-ce qu'elle est... ? Demanda Simmons d'une voix d'outre-tombe.
_ Non, elle dort.... Mais si elle respire c'est qu'elle est suffisamment proche d'elle-même - et donc de nous- pour revenir dans peu de temps. Elle a besoin de se reposer après le traumatisme que son corps à subis.... Je ne sais pas exactement quand elle se reveillera, mais ça ne devrais pas durer un siècle... Enfin en principe."

Il enroula doucement les chaines et les remit dans son sac, puis se laissa tomber sur une chaise. Il se sortit un tube de sang, qu'il but en silence.

Coulson s'était rapproché, observant le corps de l'adolescente avec circonspection. Il n'y avait plus aucune marque la où les fils avait touché sa peau... On aurait vraiment dit qu'elle dormait, tout bêtement.
«  Je suis désolé de vous avoir insulté, lui dit Marshall, je ferais remplacer l'équipement, ne vous en faite pas » lança-t-il, cette fois à l'adresse des scientifiques.
Coulson regardait le trou qu'il avait lui-même percer dans le pantalon – et la peau - de la jeune fille. Elle avait l'air paisible. Pâle, mais paisible. Et tellement jeune... Il entendait à peine Simmons expliquer ce qui s'était passé, a la demande de Marshall, mais la phrase «  et là... Mr coulson lui à... Lui a tirer dessus » l’obligeât à revenir à la réalité.

Les deux scientifiques et Marshall le regardait tout les deux. Les uns avec une espèce de supplication silencieuse de faire en sorte que ce destructeur de spectromètre ne les tue pas, l'autre avec l'air de se demander si ça valait le coup.

« Elle s'est relevé très soudainement, elle n'avait déjà... Elle était déjà entrain de... Changer. Et pendant une seconde, j'ai cru qu'elle voulait attaqué Simmons, alors j'ai tiré. Si j'avais su...
_ Je comprend. Le coupa calmement Marshall.

Coulson resta une minute interdit. L'immortel se leva lentement, et s'approcha de la table, où il observa la jeune femme, remettant son haut ou une mèche de cheveux en place, distraitement.

« Même si vous avez lue son dossier, vous ne pouviez pas savoir. Pour le coup, elle a fait une erreur de débutante, elle a crut qu'elle contrôlait suffisamment sa soif pour la mettre de côté et... Elle a eut tord. Elle aurait dut vous dire immédiatement de vous éloigné d'elle » lança-t-il à l'adresse de Simmons
_ Oh, je crois qu'elle ne voulait pas que je m'inquiè...
_ Je me fiche de ce que vous croyez. Lâcha-t-il soudain d'un ton extrêmement froid en regardant Simmons droit dans le yeux « Il est évident qu'elle n'a pas fait cette erreur volontairement. En attendant, tout les être humains de cette base vont bien, et c'est ce qui lui importe le plus... » il se détourna de nouveau vers Louise, les yeux dans le vague, «  mais moi, ça m'est complètement égal. »

Il eut un léger rire sardonique en caressant la joue de l'adolescente, sans la regarder « je tuerais chacun d'entre vous mille fois si par ce biais je pouvais être sûr qu'elle soit heureuse et en sécurité... De même que, Mr Coulson ici présent – il le désignait d'un geste de main négligeant - n'hésiterais pas à tuer tout les nôtres si cela pouvait vous garantie la même chose pour vous – dit-il en faisant le même geste en direction de Fitz et Simmons - . »

Il eut un moment de silence où Coulson résista à la tentation de lui braquer de nouveau une arme sur la tête. Puis l'immortel se redressa soudainement, l'air bien plus aimable « Une chance que nous soyons tous du même côté, n'est ce pas ? »
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Louise Lafitte

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MessageSujet: Re: Les tribulations de Louise    Sam 16 Mai - 16:52

Louise souleva lourdement une paupière, s'attendant à revoir le visage inquiet de Marshall. Au lieu de ça, elle ne vit qu'un kaléidoscope noir et blanc, qui semblait danser lentement dans son champs de vision fort brumeux.
Elle cligna des yeux, tout en se redressant lentement. Son corps ne lui faisant plus mal, comme dans son dernier souvenir, songeât-elle en regardant ses doigts dont elle fit doucement jouer les jointures... Un flash lumineux l'aveugla soudainement, semblable a celui de la brève réverbération du soleil sur une fenêtre. Elle se protégea vivement les yeux de la main, tournant la tête de l'autre côté par réflexe. Elle mit quelques millisecondes à pouvoir de nouveau voir clair et se figeât, ébahit.

Elle était dans ce qui pouvait uniquement se décrire comme une immense forteresse de cristaux au angle aigus et au face lisse, noirs abyssales et blancs laiteux. L'architecture été aussi magnifique que terrifiante : elle eut d'abord l'impression que ses yeux avait du mal à s'ajuster à la lumière variable, distordant le paysage, avant de comprendre que l'ensemble était simplement non euclidien. Les angles formaient des ronds, les hauteurs étaient en réalité des abysses, les creux étaient bombé, et le tout semblait se mouvoir dans une danse étrange de lumière et d'obscurité. Les changements d’éclairages, les réverbérations du cristal et les angles absurdes lui donnait l'impression d'être immobile d'une boule à facette entrain de tourner lentement sur elle-même. Partout où portait son regard, les cristaux formaient des escaliers qu'elle n'aurait put emprunter que si elle marchait au plafond, des arcades rectangulaire qui donnait sur... plus de cristaux... Il se dégageait du tout une étrange impression de construction naturelle, un peu maladroite et hasardeuse, obéissant à sa propre logique... Certainement pas humaine. Un bruit étrange – comme si on roulait du verre brisé dans un tissue – emplissait la pièce, venant tantôt de sa gauche, tantôt de très loin, comme si le son voyageait dans l'espace aussi librement que le vent.

Une forets de pics translucides s'étendait non loin, des cristaux rectangulaire enchevêtré pour parodie d'arbre, jusqu'à perte de vue. Un flash de lumière passant devant ses yeux, elle se détourna de nouveau...  Elle avait baissé les yeux sur le sol de cristal sous ses pieds, la main toujours levé, mais sous elle, il n'y avait rien. Juste une obscurité sans fond. A peine ces sens en eurent-ils prit conscience, qu'elle eut, effectivement, la sensation de n'avoir plus rien sous ses pieds.

Elle ouvrit la bouche pour hurler alors qu'elle tombait vers le bas – par rapport à elle en tout cas – cherchant désespérément quelque sur quoi se raccrocher, quand sa main se referma sur un morceau de cristal a sa droite. Le palace tout entier bougea, tandis qu'elle restait immobile au centre de la structure, dans un grand bruit de glace brisé. Elle sentit de nouveau le sol sous ses pieds avant que sa gorge ait pus émettre un son. Sa main tenait toujours un morceau de cristal, alors qu'elle essayait de comprendre ce qui se passait, ses ongles crissant contre la matière glacés.

Ok, ok, ok, je suis à l'intérieur d'un rubixcube géant, tout va bien, tout va bien....

Elle regarda de nouveau autour d'elle, mais la géométrie variable de la salle lui donnait les larmes au yeux – ça où le fait qu'elle commençait à paniquer complètement -. Alors même que  sa respiration rauques se faisait plus sonores, elle entendit une autre, toute proche, reflet de sa propre panique. Elle tourna brusquement la tête, en clignant des yeux, à la recherche de la source du bruit, toujours fermement agripper au morceau de cristal. Les lumières s'était adoucit – ou l'obscurité avait grandit – mais elle avait l'impression de pouvoir mieux voir autour d'elle, l'infinité de pièces sans ordre qui l'entourait, mais pas une trace de vie aussi loin que portait son regard.

« Il y a quelqu'un ? » Murmura-t-elle, sans bien savoir pourquoi elle n'osait pas crier, tant son cœur lui semblait proche d'exploser dans ses côtes.

L'écho de ses paroles se réverbéra sans fin dans le manoir de glace, jusqu'à ce qu'elle est l'impression que sa propre voix venait de lui murmurer à l'oreille. Elle tourna de nouveau la tête à s'en décrocher les vertèbres: une fille était là ! Juste au bout de sa... Elle mit quelque seconde à réaliser qu'elle contemplait simplement son reflet : ses grand yeux terrifiés lui renvoyait son regard, et ses doigts tremblant rencontraient les siens au bout de sa main, sur le cristal, dans la matière froide et lisse qui lui servait de port d'attache. Elle se vit avaler sa salive puis détacher lentement, très lentement, chacun de ses doigts du morceau de cristal, et reculer d'un pas, comme pour mieux s'observer... son dos heurta une surface dur. Elle sursauta, se retourna d'un bond, pour se retrouver de nouveau face à elle-même. En fait, partout où portait son regard, sur chaque éclat de cristal, de minuscules et gigantesques Louise l'observait avec un air ahurit.

« Mais qu'est ce que c'est que ce bordel ? S'entendit-elle s'exclamer avec des accents d'hystéries qu'elle ne se reconnaissait pas, résonnant par écho dans tout l'espace pour lui revenir, exactement comme la dernière fois qu'elle avait parler.
_ Excellente question, je me posais la même. » Répondit une voix atrocement familière dans son dos.
Elle se retourna, prenant immédiatement la position de combat que le SHIELD lui avait enseigner. Mais il n'y avait que son reflet, dans la même position qu'elle.
Sauf que la Louise du reflet souriait d'un sourire sardonique que Louise n'arborait pas. Vraiment pas.

La Louise du cristal relâcha sa garde et croisa les bras, et l'observa avec une expression de défis.
« Mais je pense que je connais la réponse à cette question. Enchaîna-t-elle crânement. Donc je la sais aussi.
_ Qui...
_ Je suis moi. Donc je suis moi. Donc si je le sais, je le sais aussi.
_ Attend, tu...
_ Je. La coupa-t-elle abruptement, tant que leur voix continuait leur vagabondage incessant dans l'espace distordu de la forteresse.
_ Je...
Louise plaqua brusquement ses mains sur son visage, et entendit le clappement d'un millions d'autre Louise faire de même.

Ça y est, je suis devenue folle.

Son esprit cherchait désespérément une solution rationnelle et alors qu'elle n'en trouvait pas, alors qu'elle se sentait sur le point de se mettre à hurler jusqu'à ce que son propre cris la réveille éventuellement de cet parodie horrifiante de l'enfer, le palais commença a s'incliner dans le même concert de claquement et craquement qu'un peu plus tôt.

«  Arrête ça ! Cria sa propre voix d'un ton autoritaire. Je ne retrouverais pas mon chemin si je casse tout !
Louise fit un immense effort sur elle-même pour se ressaisir et s'arracha à la contemplation de ses mains pour revenir au miroir, maintenant incliné en biais, bien que la Louise de cristal semble toujours lui faire face.
_Écoute, je sais que j'ai peur, mais je sais où je suis, alors je le sais aussi. Dit-elle d'un ton agacé.
_ Nous... nous sommes la même personne, c'est ça ? Hasarda Louise
_ Voilà, je vois quand je veux ! S'exclama son double avec un sourire. Nous sommes toute je. Je suis toute nous. Ajouta-t-elle en désignant les millions de réflexions qui lui adressèrent le même sourire bienveillant.
_ Comment... ?
_ « Tu vas faire un voyage à l’intérieur de toi-même » lui répondit son reflet dans une parodie de la grave de Marshall.
_ Je suis...
_ Endormis, oui. Du vrais Sommeil. Répondit-elle d'un ton vaguement amusé en tripotant la pointe de ses cheveux d'un geste que Louise reconnaissait comme l'un des siens. « Bienvenue en moi. » ajouta-t-elle d'un ton coquin.
_ Je... je dois retrouver mon chemin.
_ Tout à fait.
_ Tu...Je ne vais pas m'aider ?
_ Je ne m'écoute que très rarement, je sais....
_ Mais... Pourquoi...
_ Parce que c'est ça, être. Nous sommes un millions de je, un million de choix, d'humeur, d'avis, de pensée fugace, de désirs profond, de fantasmes perdus. Nous venons de moi, de ce qui nous a fait moi. Des autres aussi, parfois, qui se cache sous d'autre masque de moi – des Louise se brouillèrent brièvement pour se transformer en Edrick, Ilaya, Marshall, ses amis et se brouillait de nouveau -. Nous somme toute une part de Louise. La question est laquelle sortira d'ici ? Laissa-t-elle d'un ton aussi amusé que sinistre.

Louise contempla ses différents doubles. Edrick avait évoqué ses rêves du vrais sommeils, sans jamais donner de précisions. La laissant simplement avec un « tu ne sauras jamais vraiment qui tu es si tu n'as pas dormi toi-même du vrais sommeil. Et encore, c'est différent pour chacun ». Ses yeux se remplir de nouveau de larmes alors que plusieurs reflets se changeaient en autant d'Edrick, reflet de ses pensées.
_ C'est moi la vraie, c'est moi la somme de toute les Louise ! S'exclama-t-elle brusquement, à l'adresse de ses reflets.
_ Ah bon ? Alors cette part là est aussi moi, n'est-ce pas ? Demanda la Louise qui lui faisait face avec onctuosité.  
Le reflet se brouilla, devint noir et s'étendit, envahit les cristaux blancs, les éteignit comme autant de flammes fugaces d'une bougies par un mauvais courant d'air, mais Louise pouvait toujours distinguer les grands yeux noirs, les canines les angles crochus de ses articulations...
_ NON !
Un nouveau flash et son double revint devant elle.
_ Bien sûr que si, ça fait partie de moi. Ce n'est pas grave, je sais. Au fond, je sais très bien la vérité : je suis peut-être un monstre mais je ferais toujours en sorte de ne pas l'être.
C'est pour ça que j'ai courus pour ne pas tuer la scientifique. Alors la vrais question est suis-je assez forte pour continuer comme ça ?
Louise ne répondit pas tout de suite. Elle était trop abasourdis, mais commençait à comprendre.
«  Alors nous sommes en moi, murmura-t-elle pour elle-même, sans répondre à son reflet.
_ Ahlalala, c'est vraiment triste ce que je suis lente, par moment. Soupira son double en jetant un coup d'oeil entendu au autres Louise.
_ Non, mais je veux dire, si je peux être à l'intérieur de moi-même, je peux faire de cet endroit ce que je veux non ?
_ Non. Répondit l'autre Louise comme si s'était évident.
_ Mais tout à l'heure, le... ça.... - elle fit un geste vague qui englobait la « pièce » dans laquelle il se trouvait – a bouger quand j'ai eu l'impression de perdre pied, et tu...
_ et « je ».
_ Putain meuf, on a une conversation, j'ai bien compris qu'on est la même personne ou les différentes partie de la même personne mais pour ce comprendre est-ce qu'on pourrait juste faire semblait qu'on ne l'ai pas ? Juste pour que je ne perde pas complètement l'esprit ?
_  Pour répondre à la première question, ça ne peut plus changer maintenant que j'ai compris. Les choses changent difficilement une fois qu'on s'est fait une idée de ce qu'elles sont. Et pour répondre à la deuxième question... Non. Répondit son double en l'observant d'un air glaciale.
_ Parce que.... ? Interrogeât Louise puisant une étrange sérénité de cette dispute tout à fait stupide, comme si les choses reprenait finalement leur place quand elle pouvait déverser sa colère dessus. Là, au moins, elle était en terrain connus.
_ Parce que j'ai toujours aimé me mettre des battons dans les roues, sans doute. Met ça sur le compte de ma tendance auto-destructrice. Répondit le reflet en désignant du pouce une Louise dans un autre miroir de cristal qui prit un air offensé.

A bien les observer, tout ses reflets étaient effectivement différents. S'était pourtant des différences infimes, des détails... Elle s'éloigna lentement du reflet à qui elle avait parlé, pour pouvoir avoir une meilleure vue d'ensemble. Si l'architecture était toujours aussi chaotique, le manoir obéissait de nouveau au loi de la physique de base, mais elle était trop perdu dans la contemplation de... d'elle-même pour vraiment le remarquer.
Une Louise avait les yeux de Nathan. Une autre adoptait la posture réfléchit qu'elle avait si souvent vue chez son père. Un autre lui souriait du sourire de Wallace, et l'autre, là-bas, marmonnait dans sa barbe d'un air agacé qu'elle n'avait put emprunter qu'a Peter. Une autre avait les cheveux qui tenait sur le sol alors qu'assise, elle ne la regardait même pas passer...  La Louise qui ressemblait à Nathan et celle qui ressemblait à Wallace échangeait des regards langoureux.
_ J'aimerais savoir ce qui se passe dans cette bibliothèque hein ? Interrogat une Louise sur le côté, à moitié allongé dans son cristal, un sourire langoureux sur les lèvres. Avant que Louise ait put répondre, une autre Louise – dans son dos - s'en chargea pour elle, et cracha d'un ton méprisant.
_ Oh je t'en pris, ça ne nous regarde pas !
_ J'aimerais même y être. Renchérit la première, faisant fi de la seconde. Elle s'était redresser sur les genoux, se plaquant avidement contre la parois translucide, comme pour pouvoir se rapprocher encore plus. Je sais très bien ce qui se passe là-bas.... Ils ont but mon sang après tout ! » acheva-t-elle en partant dans un grand éclat de rire sardonique.
_ S'était pour les protéger, s'exclama une autre Louise, plus grande que les autres, l'air sévère.
_ Mon cul ! S'exclama la Louise qui se plaquait à la parois a peu près aussi pudiquement qu'une strip-teaseuse. S'était pour savoir ce qu'il faisait. Pour « participer » un peu !

Louise sentit le rouge lui monter au joue, alors que Louise-Nathan et Louise-Wallace tendait les doigts vers les rebords de leur cristaux, comme s'ils espéraient pouvoir se toucher, et se détourna de son reflet hilare et s'avança résolument vers la cristaux noir du palais, disséminé ça et là, apparemment au hasard parmi les blancs.  
Ils ne reflétait aucune Louise. Cela dit, elle pouvait voir le mouvement hypnotisant qui semblait animé la couleur noir elle-même, les reflets plus profond éveillant en elle des sentiments confus de désir et de dégoût. Elle s'arrêta, et se retourna, son reflet à qui elle avait parlé l'observait d'un air appréciateur. Enfin, elle supposait que s'était elle...

«  Ok, j'ai saisis le principe. Je suis la somme de tous un tas de chose. Comment je sors d'ici maintenant ? Je voudrais pouvoir m'entendre penser. » jeta-elle alors que les différents reflets commençait à argumenter les uns contre les autres, tandis que certaines les observaient avec intérêt et d'autre se détournait avec agacement.
_ N'est ce pas le meilleure endroit pour ça ? Demanda une Louise au dessus d'elle, sur le mur qui lui faisait face. Sa façons de se tenir évoqua fugacement quelque chose à Louise mais elle était trop énervé pour y faire attention à ce moment précis.
_ Non, je ne crois pas. Je veux me réveiller. Dit-elle d'un ton impérieux qui fit baisser d'un ton toute les autres Louise, qui poursuivait leur dispute à coup de chuchotement furieux.
_ J'ai un voyage à accomplir. Alors allons-y, voyageons. Répondit-elle sentencieusement en désignant la foret de pics qu'elle avait aperçus plus tôt.

Louise regarda l'endroit que son double désignait. Un sentiment de peur diffus s'insinuait en elle. Le Manoir s’obscurcit encore, certaines Louise disparurent, leur cristal devenant noir en même temps que la lumière baissait.
« Pourquoi par là, précisément ? Demanda-t-elle d'un ton soupçonneux
_ Pourquoi pas ? Répondit l'autre en haussant les épaules.
_... Parce que c'est le seule endroit où je... Où nous ne sommes pas ? C'est là que ça doit être intéressant, c'est ça ?
_ Ça me parait être une bonne raison, oui. Acquiesça le reflet après avoir prit une pause d'intense réflexion caricaturale.
Louise poussa un gémissement de frustration. Elle était vraiment chiante quand elle voulait.

_ Arrête un peu, je ne suis pas mon guide. Lui laissa vivement son reflet. « Je ne suis pas là pour me donner des conseils. Je suis là pour m'aider à comprendre. Comme quand je me parle à moi-même quoi.
_ Et qu'est ce qui me dit que je ne m'envoie pas là dedans pour se débarrasser de moi que je puisse ressortir pour être la vraie Louise ?! S'exclama Louise d'un ton accusateur, prit d'une inspiration subite. Tellement subite qu'elle avait tout naturellement adopter l'étrange dialecte première personnesque de son interlocutrice sans s'en rendre compte.

Son reflet l'observa une seconde avec des yeux ronds, échangea un regard avec les autres reflets et éclata de rire. Bientôt suivis par toute les autres. C'était une cacophonie de moquerie pure, à la fois réjouissante et très humiliante. Louise se serait réveillé toute nue en pleins milieu de son école primaire qu'elle n'aurait pas eut plus honte.

Son reflet se calma suffisamment pour la regarder avec affection et expliquer entre deux hockey : « Être dehors ? Là où il faut interagir avec tout les autres qui ne sont pas moi ? Avoir a prendre en compte ce qu'ils ressentent ? Les règles ? Là où je ne pas pas être juste une seule et indivisible moi ? Non, crois-moi, personne ne veut être à cette place. » Toute les Louises se calmèrent, laissant  l'originale avec un grand sentiment de vide. Effectivement, vue comme ça...

« Mais tout à l'heure, j'ai dis... commença-t-elle, comme pour se défendre.

_Je plaisantais voyons ! Nous mourrions si nous étions dehors. Aucune de nous ne peut survivre à elle seule. Nous serions attaquer, rabrouer, nous nous auto-détruirions, ou nous détruirions tout, non, non.... Nous avons besoin de moi. Nous avons besoin d'être la part du tout. Continua son reflet avec douceur. « Mais j'ai besoin de chacune de nous aussi, n'est ce pas ? Nous naissons, nous grandissons ou nous mourrons. Nous sommes parfois tout près, parfois tout au fond. Tout dépend ce qui se passe dehors. Nous sommes d'accord ou non. Nous nous entre-détruisons parfois... Je serais vide sans nous. Je serais sans défaut, sans qualité, sans... reflet. » finit-elle en lui adressant un clin d’œil.

Louise regarda vers la forêt. Elle soupira, passa ses mains sur son visage et regarda l'assemblé d'elle-même qui l'observait.
«  Donc, pour résumer... Je suis l'avatar au dehors de chacune de nous. Pas toute en même temps, parfois plus les unes que les autres... La somme, donc. On est pas toujours d'accord, mais pour qu'on existe, il faut que je retourne trouver le... dehors pour que vous continuez à faire votre boulot et moi le mien. C'est ça ? »
Une holà de hochement de tête lui répondit.

« Très bien. Bon. Et bin.... j'y vais ? Lança Louise, incertaine en jetant un œil vers la forêt puis vers ses doubles.
Nouvelle holà.

Elle fit quelques pas. Le son de verre brisé était plus fort près des « arbres ». Le chemin qui traversait les cristaux était sombre, éclairé ça et là par des raies de lumière blanc crue, mais semblait sans fin.
« Pas de conseil de dernière minute ? Demanda-t-elle, en fixant le fond du chemin, sans essayer de dissimuler l’angoisse dans sa voix – pas de faux semblant entre elle et elles quand même.
« Si, dis la Louise réfugié dans son coin avec un sourire mi-figue mi-raisin. Méfions nous de moi »

Évidement. Songeât Louise en serrant les dents.

Elle s’engagea sur le chemin, sans que ses pas ne fasse aucun bruit, avec l'impression désagréable d'être dans une vilaine parodie écrite par un Lewis Carrol fou.


Dernière édition par Louise Lafitte le Ven 19 Juin - 15:12, édité 1 fois
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Louise Lafitte

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MessageSujet: Re: Les tribulations de Louise    Mer 27 Mai - 15:59

Louise s'enfonçait lentement sur le chemin, inclinant parfois la tête quand un cristal obstruait le passage.
Plus elle avançait, plus le chemin s'élargissait : d'un petit filet à une grande rivière de glace figé.

Contrairement à ce qu'elle avait cru voir à l'orée de la forêt, le chemin n'était pas rectiligne, elle tournait de temps un temps d'un côté ou de l'autre. Combien d'illusion dans ce genre allait-elle encore rencontrer ? Elle aurait pus se glisser entre les colonnes de cristal qui bordait son passage, mais les abords était encore plus sombre que le chemin lui-même.
Tel un bon petit chaperon rouge, craignant l'attaque d'un loup en dehors des sentiers battus, elle continuait donc à suivre le chemin. Elle se sentait mal à l'aise sans bien savoir pourquoi. Comme si quelque chose clochait, qu'elle ne parvenait pas à saisir. En même, la situation entière clochait....

L'angoisse qui la rongeait depuis qu'elle s'était engagé sur la route avait cessé d'augmenter pour s'arrêter à un stade où elle lui nouait les entrailles et la faisait sursauter au moindre bruit.
Fort heureusement – ou malheureusement – seul le son du verre brisé résonnait dans la foret. Ni loin, ni proche, il rythmait ses pas sans convictions. Elle observait les alentours, espérant entre-voir un indice, quelque chose... Si s'éloigner de ses « doubles » l'avaient d'abord apaiser elle commençait à les regretter. Au moins elle aurait put se faire la conversation...

Qu'est ce que les autre faisaient, là tout de suite ? Est-ce que Wallace et Nathan était sortit de la bibliothèque ? Peter devait toujours être occuper par ses équations alors que Psylock et Jess devait sans doute aider les mutants à s'installer... Elle n'avait aucun moyen de savoir si dix minutes ou dix ans s'était écoulé à l’extérieur... Son angoisse monta d'un cran, lui crispant désormais la poitrine en plus de son estomac. L'image de ses compagnons au chevet de son lit, où elle gisait, comme morte, lui traversa brièvement l'esprit. Elle secoua la tête : ce n'était vraiment pas le moment de penser à ça, elle s'élança d'un pas plus presser vers l'avant.  

Elle tourna. Encore plus de cristaux. Yeaaaaah. Elle poussa un profond soupir.
"On aurait put penser que pour une jeune immortelle tentant vainement de sauver le monde, un voyage intérieur serait un chouwa plus passionnant". Murmura-t-elle pour elle-même. Le son de sa propre voix ne la rassurait que très peu, mais elle avait le mérite de changer un peu le bruit de fond qui commençait à sérieusement lui porter sur les nerfs.
Comme si la rumeur lointaine avait sentis son irritation, le silence se fit. Si soudainement que Louise s'immobilisa, au aguets.

Dans le silence, la foret semblait différente. Plus menaçante. Le son de sa respiration lui paraissait d'autant plus fort que son entourage immédiat était d'une immobilité glaçante. Les abords du chemin, obscure, avait pris la même teinte noir que les cristaux qu'elle avait observer avec ses doubles. Une obscurité qui semblait aspirer la lumière elle-même. Elle se détourna et se mit à courir. Elle ne savait pas bien si elle fuyait quelque chose ou si elle poursuivait la sortie, mais il lui était soudainement insupportable de rester plus longtemps dans se dédale sans fin.  

Le chemin ne tournait plus, s'était une longue ligne droite qui semblait par contre se rétrécir : un des cristaux lui griffa le bras alors qu'elle en évitait un qui l'aurait sans doute assommer si elle l'avait pris dans la figure à pleine vitesse. Elle sauta au dessus d'une colonne qui entravait son chemin, de plus en plus mal à l'aise. Elle jeta un coup d’œil par dessus son épaule en sautant, sentant la pression d'un regard sur sa nuque. Il n'y avait personne... Elle réprima une exclamation : effectivement, il n'y avait personne. Par contre, le chemin derrière elle était entrain de disparaître : les colonnes bougeait, comme sous l'action d'un mécanisme saccadé, d'autant plus inquiétant qu'il était silencieux. Les arbres en mouvements s'assombrissait, devenait eux aussi noir, à la manière de ceux des sous-bois. Comme plus tôt, on aurait dit que le reste du monde bougeait autour d'elle. Sauf que cette fois le « monde » paraissait décider à l'engloutir.
Elle se remit à courir, terrifié, alors que les colonnes devant elle entamait leur mouvements. Elle plongeât sur le côté alors qu'un des cristaux effectuait une rotation sur lui-même tout en se décalant comme pour entraver sa route. Elle se retrouva à quatre pattes, haletante, quand un flash lumineux lui frappa le coin de l'oeil : plus loin, sur la gauche, une lumière persistait.

Obliger de ramper dans la marée de cristaux mouvant, elle se précipitant, ignorant les griffures et les bleus qu'elle s'infligeait par accident en accélérant à ce point. Les cristaux formaient à présent à peine un tunnel dans lequel elle avançait péniblement mais régulièrement, aider par sa petite taille et son entraînement. Enfin, elle griffa de ses ongles les bords du dernier cristal. Avec un grognement sourd, elle s'extirpa à force de biceps du minuscule boyaux qui se referma derrière elle.

Elle roula sur le dos et s'immobilisa, à bout de souffle. Elle resta allonger par terre un moment, laissant sa peau cicatriser et sa panique la quitter. Le monde était de nouveau immobile, le son lointain avait repris. Un coup d’œil autour d'elle : elle était dans un vaste espace vide au milieu des cristaux. Une « clairière », faute d'autre mot. La lumière provenait du sol, rester blanc laiteux au milieux des rangés sans fin de cristaux devenus noirs. Elle se redressa pour s'asseoir en tailleur, fixant le cristal qui obstruait le passage dont elle s'était sortie une seconde auparavant.
« Méfions-nous de moi-même » avait dit un de ses reflets. Putain de bon conseil visiblement. Elle se leva et fit un tour sur elle-même dans l'espace vide.
« Génial, dit-elle à voix basse. Non, vraiment, bravo, le coup de la foret et tout ça, c'est du pur jamais vue, bien ouaij. » Sa voix gagnait en puissance alors qu'elle jugulait le contre-coup de sa panique. « Bon, maintenant, tu te décides à me montrer la sortie parce qu'il est hors de question que je reste là pour toujours, bordel de sang noir à cul ! »

Il ne se passa rien. Louise poussa un long gémissement de frustration et frappa du pied sur le sol comme une petite fille. S'était ridicule mais il fallait qu'elle fasse quelque chose pour évacuer sa frustration. Elle marcha d'un pas déterminé vers le bord de la clairière : elle escaladerait ses putains de cristaux de merde s'il le fallait mais hors de question qu'elle reste là sans rien faire a attendre que la foret ne daigne lui offrir une porte de sortie.

« Peut-être que tu peux rester encore un peu...
Louise fit un bond désordonné sur elle-même, digne d'une vidéo de chatons les plus maladroit du monde. Peter. Là, au milieu de la putain de clairière. Peter. Merde.
Elle allait s'élancer vers lui quand il reprit.
« Peut-être que c'est mieux si tu restes pour toujours. Dit-il d'une voix suave en allumant une cigarette.
Louise s’interrompit. Peter n'aurait jamais dit un truc pareil. Enfin peut-être mais Peter ne pouvait pas être à l’intérieur de son esprit, n'est ce pas ?
« Pourquoi tu dis ça ? marmonna-t-elle, plus dans l'espoir de se donner plus de temps pour mieux comprendre la situation que d'entendre la réponse. Les doubles l'avaient dit, les autres existait aussi en elle. Donc ça pouvait très bien être son interprétation de Peter. Mais Peter ne parlerais jamais avec cette voix bizarre, ne la regarderait pas avec cette expression de doux amusement. Mais on était dans sa tête, donc Peter – puisque ce n'était sans aucun doute pas vraiment Peter – pouvait très bien lui parler à peu près n'importe comment, non ?
_ Alors tu n'as pas remarqué ? Dit-il, d'une voix mielleuse au accent moqueur.
_ Non, qu'est ce que j'aurais du remarquer ? Répondit Louise d'une voix égale, en continuant à réfléchir à toute vitesse. C'était un voyage à l’intérieur d'elle-même, s'était plutôt logique qu'elle se retrouve face au gens important pour elle. En même temps, peu importe, la question la plus importante était sans doute de savoir si cette « incarnation » de Peter lui permettrait de sortir de là ou s'il voulait l'en empêcher...
_ Est-ce que tu as soif, Louise ? »
Le regard de Louise revint vers Peter. Il fumait négligemment sa cigarette et l'observait avec un air de malice qui ne lui appartenait pas. Mais Louise s'en fichait. Elle venait de réaliser.

Non.
Putain.
Non, elle n'avait pas soif.
Elle n'avait pas mal.

Depuis combien de temps n'avait-elle pas ressentis cette quiétude ? Depuis combien de temps se battait-elle chaque contre chaque fibre de son corps ?
Bouleverser, elle ramena ses bras autour d'elle. Comme pour s'enlacer elle-même. Un sanglot rauque s'échappa de sa poitrine sans qu'elle cherche à le retenir. Elle glissa à genoux. S'était ça qui clochait ! Elle n'avait pas mal ! Elle n'avait pas soif ! Elle n'avait pas envie de sang.... Elle pleurait de joie, assise par terre en se berçant d'avant en arrière comme un enfant. Elle avait oublié ce que ça faisait. Elle avait oublier qu'on pouvait vivre sans cette souffrance là. Et dans cette aventure absurde, elle n'y avait même pas fait attention !
Peter s'était doucement approcher d'elle pour lui saisir l'épaule.
« Tu vois ? C'est peut-être mieux ici finalement... Tu ne me ferais jamais de mal ici, non ? Tu n'aurais rien à craindre. Tout ira bien... »

Louise finit par s'immobiliser, s'essuya lentement les yeux et se tourna vers Peter. Il lui tendit la main et elle la saisit pour se relever, maladroitement, comme si cette soudaine révélation avait bouleversé ses appuis. Il la regarda au souriant, effectua une parodie de salut et lui lâcha la main, comme pour lui permettre de mieux « essayer » son propre corps.
Louise lui rendit son sourire, alors qu'il tirait une dernière fois sur sa cigarette avant de la jeter par terre et l’écraser de son pied, à moitié finit. Elle regarda autour d'elle, sa profonde béatitude devait se refléter sur son visage, impossible de contenir l'émerveillement qu'elle ressentait. Elle inspira à fond en fermant les yeux. Elle avait l'impression de découvrir chacune de ses terminaison nerveuse.
« C'est quand mieux comme ça non ? On s'en sortira sans toi, tu sais. »
_... Vraiment ?
_ Mais oui. Tu devrais rester ici et en profiter. Tout ce qui s'est passé... Ta mère adoptive, Snyder... Non, vraiment tu seras mieux ici. »
Louise ne répondit pas tout de suite. Elle hésita. Puis elle se tourna franchement vers Peter qui avait un sourire de commerciale qui vient de conclure la vente du siècle.

Elle posa tendrement la main sur son bras, les yeux encore un peu embué, profondément émue. Elle renifla alors qu'il continuait :
_ Ne t'inquiète pas, tout ira...
_ Notre mère adoptive, Peter.

Il l'observa avec des yeux rond pendant une seconde. Seconde que Louise mit à profit pour  lui tordre violemment le bras pour le jeter au sol, le coincer par terre avec un genou entre ses omoplates, son autre main crispé sur ses cheveux.
« Bon, finit le bullshit, tu es qui, connard ?
Peter tenta de se débattre en criait :
«  Mais tu es complètement cinglé Louise ? Arrête !
_ Écoute moi bien, raclure de moi-même, tu commences à parler maintenant ou sinon – le sang noir m'en préserve – je te découpe en morceau en commençant par t'arracher l'oeil. Elle avait utilisé sa voix la plus grave, la plus menaçante, tout près de son oreille, en laissant sortir ses canines.
_ Louise c'est moi, je t'en supplies, lâche moi !
_ Premièrement, Peter ne m'aurait jamais parler comme ça. Deuxièmement, c'était notre mère à tous. Troisièmement, je serais tout à fait incapable de maîtriser le vrais Peter aussi facilement. Quatrièmement, Peter finit ses clopes. Et enfin, on est dans mon esprit, alors Peter est peut-être un génie mais le jour où il pourra se téléporter directement dans ma psyché, je pense que je le saurais. Alors tu arrêtes ton petit numéros et tu parles, parce que ça fait mille ans que je cours dans cette putain de foret et j'ai autre chose à faire que d'écouter le chant des sirènes : je dois trouver mon chemin. »
Peter s'immobilisa. Sa silhouette se brouilla pour se transformer en une autre Louise. L'originale avait réussit à maintenir sa prise malgré son changement de forme.
«  Bon ok, c'était pas très malin de ma part. Mas c'est vrais non ? C'est pas tellement mieux maintenant ?  
Louise ne répondit pas tout de suite. Le double n'avait pas complètement tord.
_ Tu es quoi exactement ? Cracha-t-elle en tâchant de se ressaisir « Ma peur de blesser les gens ?
_ Presque, répondit l'autre avec tristesse. Je peux me lâcher, je ne vais rien me faire.

Louise hésita une seconde et se leva. Elle avait du mal a ne pas faire des bonds partout en hurlant de joie, mais il fallait qu'elle reste concentré. Il fallait qu'elle sorte d'ici. L'autre se remit debout un peu gauchement et se tourna pour lui faire face.

_ Je suis le désespoir que je ressens au fond de moi depuis que je sais que je suis un vampire. Depuis que j'ai soif, en fait. Dit-elle d'une petite voix.

Louise ne répondit pas tout de suite. Elle avait côtoyer ce sentiments pendant si longtemps qu'il lui paraissait absurde qu'elle ne se soit pas rendu compte immédiatement que s'était ça.
L'autre soupira, s'avança vers elle et lui prit les mains avant qu'elle n'ai put réagir. Elle planta ses yeux dans les siens. Il lui paraissait anormalement grand. S'était comme si elle s'était regarder dans un miroir alors qu'elle pleurait. A la fois poignant et un peu risible.

_ Je suis désolé, je n'aurais pas du essayer de ruser, mais je sais que c'est difficile de me faire face. Surtout ces temps-ci. Mais je suis là tout le temps. Je sais que je veux disparaître... Et si je reste ici... » sa voix était rappeuse, comme si elle avait trop pleurer, et ses yeux... Ses yeux continuais à la fixer, elle se perdait dans ces pupilles noirs et humide. « Si je reste ici, je ne pourrais plus faire de mal a personne. Je pourrais enfin disparaître. C'est ce que je veux depuis le début, non ? Disparaître ! » ses doigts se crispèrent autour des mains de Louise, alors que sa voix résonnait dans la clairière. « Plus jamais la crainte de tuer les gens qu'on aime, plus jamais envie d'ouvrir la gorge de quelqu'un, plus jamais de scène comme avec la scientifique, plus jamais ! » sa voix vibrait d'exaltation, mes ses yeux restait profondément désespéré.

Louise ne disait rien. L'autre semblait attendre qu'elle lui réponde, serrant ses mains de plus en plus fort. Elle sentait ses propres yeux se remplir de larme. Oh oui, comme il serait doux de ne plus avoir soif. De pouvoir être avec les autres sans avoir besoin de monitorer en permanence son envie de les décapité pour se baigner dans leur sang... Elle se dégagea de l'étreinte glacé de son désespoir.
« Oui, ce serait bien. Murmura-t-elle, faisant naître dans le regard dément de son double une lueur de bonheur étincelante. « Seulement ça veut aussi dire que je ne pourrais jamais les revoir. Et ça... Ça je ne suis pas sûr de pouvoir le faire. »

L'autre se décomposa, mais la somme de toute les Louise n'en fut que plus déterminer « Oui, c'est dur, c'est tellement dur que s'en ai presque insupportable. Mais on a des choses a faire. J'ai réussis à éviter le pire aujourd'hui, même si s'était juste.... On ne peut pas rester là pour éviter de faire du mal au gens alors qu'on a promis d'essayer de les aider.
_ Comme j'ai aidé les pauvres gens de Snyder ? Lâcha froidement son double.
_ Je... Wahou, c'était vraiment bas, ça. Écoute, moi aussi j'aimerais pouvoir effacer tout ça, moi aussi j'aimerais pouvoir éviter que tout ça arrive, mais même si j'y arrive pas toujours il faut que j’essaie, tu comprends ? » Elle avait saisit l'autre par les épaules, sans savoir si s'était par rage de se faire renvoyer à la figure l'épisode de Snyder ou simplement pour se convaincre qu'elle avait raison. « Sinon, ça n'a aucun sens que j'ai cette putain de malédiction. Et ça, ça me fait peur et me désespère plus que tout. Plus que d'échouer, plus que de ne pas réussir à sauver des gens, plus que l'éventualité que je fasse du mal au gens que j'aime. Si je ne peux rien tirer de bien de ce que je suis, alors le fait que je sois un monstre n'a aucun sens. Et je ne peux pas laisser ça arriver. Il faut que j'essaie. Que je continue a essayer. Si je n'y arrive vraiment pas, alors je reviendrais, parce qu'effectivement, je n'aurais rien a faire dehors. »

Elle relâcha son double et fit quelque pas pour s'éloigner d'elle. Elle serra les dent faisant rentrer ses canines. A la fois submerger par la souffrance mais bizarrement soulagé. C'était vrais. Il avait fallu qu'elle regarde ce qu'elle considérait comme sa plus grande peur dans les yeux pour le comprendre. Peu importe qu'elle échoue. Peu importe qu'elle se trompe. Elle avait aussi fait suffisamment de truc bien pour que la possibilité qu'elle ne soit pas complètement inutile et dangereuse grandisse en elle. Et il fallait qu'elle s'y accroche. Si Edrick  et Ilaya croyait en elle, si les autres croyait en elle... Il fallait qu'elle essai, bordel de merde.

«  Je suis sûr que je ne veux pas rester alors ? Demanda doucement son double.
_ Non. Pas cette fois. Mais il n'est pas exclus que je revienne." Parvient-elle a sourire.

L'autre parut désemparer puis haussa les épaules. Louise lui prit doucement la main.
_ Merci quand même d'être là. Sans toi je ne pourrais pas me regarder dans la glace. Il ne faut pas que tu disparaisses, il faut tu m'aides a rester sur les bon rails, d'accord ?
_ Que « je ». Répondit l'autre, avec un demi-sourire déçus.
_ Oui, que je m'aide à rester sur les bon rail. Mais il faut vraiment que j'y aille maintenant. Je ne me quitte jamais de toute façons, hein ? Dit Louise, dans une pitoyable tentative d'humour.
Son double haussa de nouveau les épaules mais son sourire se fit un peu plus franc, elle lâcha sa main et se dirigea vers les cristaux qui bordait la clairière.

«  Je suppose que je ne sais pas comment on sort d'ici ? Hasarda Louise, s'efforçant toujours de juguler ses sentiments bouillonnant pour se concentrer sur son objectif.
_ Nope, répondit l'autre sans la regarder en posant sa main à plat sur un des cristaux.
_ Un conseil alors ?
_ J'ai tout ce qu'il me faut, il me semble.
La main de son double se fondit dans le cristal, puis son bras, son épaule, son pied... Louise l'observait avec des yeux rond. Son double se tourna vers elle et lui adressa un dernier sourire triste.
«  Hé, euh... J'aurais pas une clope à me filer par hasard ? Hasarda Louise, plus parce qu'elle craignait un peu de se retrouver seule de nouveau que pour entendre la réponse. Quoiqu'un petit shot de nicotine ne ferait pas de mal. Au moins pour le placebo.
_ Non, désolé, murmura son reflet, a présent entièrement rentrer dans le cristal. Elle lui fit un petit signe de la main et désigna un point derrière elle. Louise jeta un coup d’œil par dessus son épaule : un chemin s'ouvrait de nouveau dans la forêt. Elle se tourna la tête pour remercier son reflet mais celle-ci avait disparut.

Elle remarqua qu'elle tremblait. C'était beaucoup, tout ça. Beaucoup trop. Elle pouvait faire la maligne face à son propre désespoir, mais elle toujours perdu. Même si elle avait prit conscience d'une grande vérité sur sa personne, elle avait toujours peur. S'interdisant de se laisser aller au larme, elle s'avança rageusement du chemin qui sortait de la clairière.
Putain de voyage philo-psychologique de merde. Je vais sortir d'ici, tu vas voir. Je vais sortir et je vais sauver le monde avec les autres. Merde, regarde-toi bien, ma grande, tu vas voir si je ne peux pas trouver mon chemin.

_

Marshall ferma dans un cliquetis métallique la dernière menotte qu'il avait accroché au poignet de Louise. Il disposa une autre chaîne en argent qui maintenait sa tête droite sur l'oreiller, dont il unit les deux bouts tout le lit de la jeune fille au moyen d'un solide cadenas.

Il s’arrêta pour observer le résultat de son œuvre, tout en prenant une gorgé de sang dans la réserve qu'il avait disposé à côté de son lit. Louise était plus harnaché qu'un cheval de carrousel avant une parade : ses bras et ses jambes étaient immobilisés, tout comme sa tête, et une autre chaîne passait directement dans sa bouche, comme un bâillon. Il avala sa gorgé avec difficulté. Ce n'était pas la première fois qu'il voyait un de ses semblables équipés de cette façons. Tout ceux qui dormait du vrais sommeil subissait les même mesure de sécurité, destiné à protéger les humains qui s'occupait d'eux. Mais sa Louise... s'était un vrais crève cœur.

Il se ressaisit, ce ne serait sûrement pas pour longtemps, et Louise comprendrait pourquoi il avait fait ça. Il attrapa la couverture de la jeune fille qu'il rabattis sur elle, laissant seulement sa tête sortir des draps, comme si elle dormait, au moment où Coulson entrait dans la chambre. Il se figeât sur le seuil, les yeux écarquillé d'horreur. Marshall l'ignora et borda l'immortelle avec tendresse.
« Je suppose que pour ça non plus, vous n'avez pas le choix ? Dit-il doucement.

Marshall continuais à lisser des plis imaginaires sur les draps de la jeune fille. Il finit par hocher doucement la tête. Coulson le surprit en posant sa main sur son épaule.
« Je suis désolé, ce n'est pas facile de la voir comme ça. Merci de prendre autant des mesures de sécurité, même si... Même si c'est difficile. »
Marshall faillis l'envoyer chier, lui rétorquer qu'il ne le faisait pas pour lui, mais pour elle, qu'il ne comprenait rien, que s'était en partie sa faute... Il posa simplement sa main sur celle de Coulson. Ils restèrent un moment en silence puis Marshall se redressa, laissant retomber son bras, tandis que Coulson s'écarta un peu gêné. Il voulait s'entre-écharper il y a à peine 10 minutes, s'était peut-être un peu tôt pour être aussi émotionnel.

« Elle va rester comme ça quelque jours, je ne sais pas exactement combien de temps. Si ça excède une semaine, tenez moi au courant. » Il avait repris sa voix habituel, assuré et un brin dédaigneuse, tout en quittant la pièce sans regarder derrière lui.
_ Vous ne restez pas ? S'étonna Coulson qui lui emboîta le pas dans les couloirs.
_ Non, il faut que je trouve un moyen de faire mon rapport et d'obtenir de nouvelles instructions. Prenez ça. » lança-t-il en lui donnant une série de petite clefs retenue ensemble par un porte-clés pleins de scoubidou multicolore et un baby-phone. « Quand elle se sera réveillez, appelez moi. Garder ça avec vous, si vous entendez quelque chose, à moins d'être entrain de sauver le monde, vous y allez. Le temps que j'arrive, donnez lui du sang sans la détacher. Quand elle se sera suffisamment nourrit, détachez là. Pas avant. Le Sommeil peut être traumatique, il est possible qu'elle ne sache pas où elle est, qu'elle vous blesse ou quoique ce soit : attendez qu'elle se sente mieux. Il est possible qu'elle vomisse ou... qu'elle se vide d'une façons ou d'une autre, mais ne l'a détacher pas. Nettoyez comme vous pouvez, mais elle doit rester attacher. Je dis ça pour votre sécurité à tous." Acheva-t-il, drastiquement sérieux.
_ Et pour les autres ? Argua Coulson, prêt à prendre toute les responsabilités de l'incident qu'il avait selon lui contribué à déclencher, ne voulant rien montrer du malaise qu'il ressentait, et des milles et unes questions qu'il aurait aimé sur l'anatomie de la jeune femme.
_ Qu'ils aillent la voir. Qu'ils lui parlent. Ça l'aidera. S'ils ne veulent pas, faites le vous même."

Ils arrivaient à l’ascenseur. Marshall regarda Coulson dans les yeux. Il était mignon, quand même. Dans d'autre circonstance, il lui aurait peut-être proposer de faire un tour entre ses fesse mais l'heure n'était franchement pas au enfantillages.

_ Je vous la confie. Prenez soin d'elle. Et des autres aussi.

Coulson hocha la tête. Marshall monta dans l'ascenseur, lui fit un brève signe de tête et les portes se refermèrent dans un chuintement.

Coulson poussa un profond soupir. Il allait falloir prévenir les autres, maintenant. Il se mit en route en silence vers le laboratoire où Peter s'était cloîtrer, espérant avoir la force mentale nécessaire pour apparaître comme un adulte responsable et rassurant.

Qui aurait cru que bosser pour le shield impliquerait ce genre de mission ?


Dernière édition par Louise Lafitte le Ven 19 Juin - 20:18, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les tribulations de Louise    Mer 27 Mai - 19:27

Le chemin était exactement le même qu'auparavant.
Louise tremblait encore malgré elle, mais elle continuait à avancer, regardant régulièrement derrière elle, prête à courir de nouveau.
Son esprit bouillonnait de question, au point qu'il lui paraissait surprenant que son environnement ne soit pas devenue un lac en fusion. Elle n'avait pas soif putain. Comment était-ce possible ? Parce qu'il n'y avait personne dans sa tête ? Non, même quand il n'y avait personne, elle avait soif, d'habitude. Et puis comment elle pouvait parler à une seule partie d'elle-même ? Elle portait les autres en elle même ici ? Alors cette partie là devait être elle aussi, là maintenant, tout de suite, elle avait juste choisit de s'incarner... MAIS ELLE AVAIT PAS SOIF PUTAIN SA MERE LA LUNE MOUAHAHAHAHAHAHAHA. Stop, on se calme, on réfléchit, on avance. MAIS JE... NON. ON SE CONCENTRE LOUISE LAFITTE MAINTENANT !

Elle se serait donner des gifles pour effacer le sourire stupide qui lui envahissait le visage dès qu'elle y pensait. En même temps s'était peut-être mieux que les larmes de désespoir qui lui montait au yeux quand elle pensait que, pour autant qu'elle le sache elle était aussi proche de la sortie que de la lune. Elle prit une grande inspiration. Peut-être qu'elle était vraiment dans une vilaine parodie écrit par un Lewis Caroll machiavélique.

Peut-être qu'il fallait qu'elle accepte de ne pas comprendre. Qui peut prétendre vraiment se comprendre soi-même de toute façons ? Qui peut prétendre s'aimer dans son entier, sans jamais que rien en soi n'entrave sa propre progression ? Qui peut prévoir à l'avance chacune de ses réactions, pensées, fantasme ?
Certainement pas elle.

Elle ne pouvait que continuer de toute façons. Les cristaux avait refermer l'entrée dans la clairière mais le chemin devant elle était grand ouvert. Si elle avait été dans son état normal, elle aurait sans doute trouver la situation d'une ironie et d'un cliché tout à fait hilarante. Mais elle n'était pas dans son état normal. Elle pouvait difficilement en être plus éloigné.

Cette fois, elle n'eut pas longtemps à attendre. Le son lointain cessa. Elle s’apprêta à courir une nouvelle fois quand elle se rendit compte que la forêt ne bougeait pas. Par contre la lumière baissait. Sauf sur sa gauche, dans le sous-bois. Elle hésita un peu, mal à l'aise sans bien savoir pourquoi à l'idée de s'aventurer en dehors du chemin. Comme pour répondre à son interrogation, les cristaux se décalèrent comme une ligne de rubixcube, tout ensemble devant elle et derrière elle, lui coupant la route, mais sans s'approcher d'elle.
«  Merci de ne pas essayer de me tuer, cette fois, ça me fait chaud au cœur, vraiment » grommela-t-elle.
Elle soupira et posa un premier pied en dehors du chemin, avec la même délicatesse que s'il avait craint de faire craquer un vieux parquet en allant trop vite. Elle ramena son deuxième pied en dehors du chemin, tout aussi doucement. Elle s'immobilisa, attendant qu'il se passe quelque chose, sans trop savoir quoi. Mais rien. Elle se résigna et fit quelques pas en avant, avec plus de difficulté cette fois : les cristaux était plus intriquer à cette endroit. Elle s'arrêta encore, toujours mal à l'aise et regarda vers le chemin. Les cristaux derrière elle se décalèrent, lui coupant toute retraite.
« C'est bon, c'est bon, j'ai compris, j'y vais ! » s'exclama-t-elle à voix basse alors que les cristaux s'immobilisait.

Elle se fraya à grand peine un chemin dans les minéraux : elle avait plus l'impression d'être dans une grotte, maintenant, avançant lentement mais avec constance vers la tâche blanche dans le lointain.
« Bien sûr, de la spéléo maintenant... pourquoi pas après tout, hein ? ». Parler toute seule lui donnait l'impression bizarre d'interagir avec son environnement. Peut-être qu'il entendait vraiment, qui sait ? En attendant, c'était tout de même mieux que le silence déplaisant qui régnait autour d'elle.
Après ce qui lui parut des heures de torsions en tout genre, elle sortie enfin, dans une nouvelle clairière, bien plus petite que la précédente. Elle se campa sur ses jambes, croisa les bras et attendit. Rien ne se passa. Elle avança un peu, de façons à être bien au centre et tourna lentement sur elle-même. Rien.

Elle leva les yeux au ciel et, dans un accès d'impatience, écarta les bras en rejetant la tête en arrière, dans une parodie de posture sacrificielle et lança d'une voix claironnante «  Viens Ô moi-même, prend moi, je ne te crains pas, trouvons ensemble le chemin de la sortie. Nous pourrons marché main dans la main et nous battre pour la paix et... et tout ça ! ». Encore rien. Elle laissa retomber ses bras, déçus.

« « Viens me prendre », quelle judicieux choix de mot, s'amusa une voix derrière elle.
Elle se retourna. Psylock. Elle ne se laisserais pas prendre cette f.... Oh mon dieu, Psylock en lingerie fine. Elle cligna plusieurs fois des yeux, alors que celle-ci la regardait d'un air amusé, dans une pose savamment étudié.
_ En ce qui me concerne, c'est quand tu veux, susurra-t-elle en s'approchant.
Louise eut un geste de recul, par un réflexe qu'elle ne s'expliquait pas. Elle parvient à s'arracher à la contemplation du corps splendide de la jeune femme pour se concentrer sur ses yeux.
Ceux-ci la foudroyèrent.

« Comme d'habitude, mademoiselle fais sa difficile. Sérieusement, c'est quoi ton problème ? Je ne suis pas assez bien pour toi, c'est ça ? Jeta agressivement Psylock.
_ Ça n'a rien à voir... Bredouilla Louise, prise au dépourvus.
_ Alors c'est quoi ? Tu as peur de me blesser ? Il me semble que tu viens de régler cette question, non ? Donc on peut s'y mettre, là au lieu de tergiverser...
_ Mais quel genre de partie tordus de moi-même tu es pour croire une seconde que c'est le bon moment pour ça, là tout de suite ? L'interrompis Louise, abasourdis. L'autre se tut, visiblement surprise. « Non, mais sérieusement, je suis en pleins voyage à l’intérieur de moi-même, je fais l'ascenseur émotionnelle toute les deux minutes, je me galère pour trouver la sortie et c'est ça que tu me proposes ? Vraiment ?C'est quoi le deal ? Je dois affronter mes vices ou je ne sais trop quoi ? Genre la peur et maintenant la luxure ? Et puis c'est complètement con je ne vais pas faire l'amour à une partie de moi-même ! »
_ Pfff, qu'est que ce je crois faire quand je me masturbe ? Répondit posément Psylock, alors que sa silhouette se floutait pour se retransformer en un des doubles de Louise. Celle-ci reconnut le reflet qui s'était bien moquer d'elle, un peu plus tôt. Elle ne pouvait pas dire comment elle le savait, mais elle en était sûr.

_....Ok, touché, un point pour toi, maintenant tu peux dégager de mon chemin pour que j'avance ?
_ Non. »

Louise soupira.
_ C'est quoi mon délire, à me dire non constamment ?
_ Je n'en sais rien. Je viens de me dire non, à l'instant, à moi de me le dire.
_ C'est pas pareil, j'ai aucune envie de faire l'amour là tout de suite... Surtout avec un autre morceau de moi-même. Je peux pas m'empêcher de trouver ça un peu malsain. Désolé, s'empressa-t-elle d'ajouter. Maintenant tu essais d'éviter de te vexer toi-même. Si c'est pas mignon ça....
_ Je le répète, c'est exactement la même chose que quand tu te masturbes. Mais bon, je ne suis pas vraiment là pour débattre de ma sexualité. Je suis là pour qu'on discute, moi et moi.
_ Et après, je pourrais continuer ? Demanda Louise, à la fois exaspéré et légèrement anxieuse.
_ Oui, bien sûr. J'ai trois petites questions et réponses à me donner. Commençons par la première. Je veux savoir pourquoi je m'inquiète de savoir ce qui se passe dans la bibliothèque ?
_ Euh... J'ai pas vraiment l'impression de m’inquiéter pour ça... hasarda Louise en rougissant légèrement.
_ Et bien c'est le cas. La vérité c'est que j'ai peur de ce qui peut se passer entre Wallace et Nathan. J'ai peur que ça se passe bien, parce que ça voudrait dire que je n'ai plus aucune excuse pour tenter moi-même quelque chose, et j'ai peur que ça se passe mal, parce que ça viendrais confirmer que je ne peux rien tenter avec personne. Ce qui au passage, est complètement con. Ce qui est vrais pour eux est différent pour nous. Mais ça à l'air de pouvoir me rassurer qu'ils se mettent ensemble alors... » Son double fit un haussement d'épaule caricaturale, en la regardant comme si elle attendait sa réponse. Louise se contenta d’acquiescer, estomaquer. En même temps, c'était logique que son double en sache autant.
_ Bon, maintenant qu'on a réglé ça, passons au vrais problème. Ma deuxième question est donc la suivante. » Elle fit une pause et la regarda droit dans les yeux «  Est-ce que j'ai déjà aimé quelqu'un, Louise ? »
Louise cessa de respirer. Elle avait toujours éviter de se poser frontalement cette question. Bien sûr elle avait eut des flirts. Et même des petits copains. Et puis psylock et....
Elle avala douloureusement la brique qu'elle avait dans la gorge.
« Je...
_ N'ai jamais aimé personne. C'est navrant hein ?
_ Attend, j'ai quand même eut des histoires avec des gens ! S'offusqua Louise.
_ Des histoire avec « des gens ». Ironisa son double avec mépris en scrutant ses ongles dans une parfaites attitude vampesque. Si je ne suis même pas capable de me souvenir de leur nom...
_ J'aime tout un tas de gens au point de mourir pour eux, ça ne suffit pas ? S'exclama Louise, mi-gêné, mi-énervé.
_ Je serais prête a mourir pour n'importe qui, soyons sérieuse. Je suis trop... bêtement altruiste pour que ce genre de chose « compte » en tant qu'amour. Je ne parle pas d'amitié, ou d'amour filiale s'empressa-t-elle d'ajouter en voyant Louise rouvrir la bouche. Je parle du genre de chose que partage Wallace et Nathan. De la passion, de la tendresse, des sentiments profond, du sexe...
_ Qu'est ce qu'on en sait qu'ils partagent du sexe ? » S'entendit bougonner Louise, assez stupidement.
_ Disons que j'en ai l'intuition, ça me va ? Lança l'autre avec un geste négligeant de la main. Et puis franchement, comment aimer quelqu'un quand au fond de soi on a envie de lui ouvrir la gorge ? C'est vraiment un grand écart sentimentale à réaliser, ça, non ? Savoir si on veut l'autre, ou juste son sang.... Quoiqu'il en soit, je n'ai jamais ressentis ça. Alors voilà la dernière question, qui est sans doute celle qui te mine le plus intérieurement. Quelle genre de créature suis-je si je suis incapable d'aimer, ne serait-ce qu'un peu sans vouloir dévorer ?
Louise ne put rien répondre. Elle resta, pantelante sans rien dire alors qu'un sourire triomphale s'étalait sur la figure de son double. Assurément, Louise-sexualité avait de la repartie. Plus que Louise- désespoir. Et elle tapait là où ça faisait mal. Comme Louise-désespoir.

« C'est quoi, ce voyage intérieur, une thérapie accéléré pour me confronter à toute mes angoisses caché ? Parvient-elle a cracher, la voix blanche.
_ A moi de le dire. Répondit l'autre avec entrain, mais ça ne répond pas à ma question.
_ J'ai 16 ans, c'est jeune, ça arrivera peut-être plus tard, souffla Louise dans un filet de voix.
_ Peut-être. Mais il faudrait pour ça ne plus avoir soif... Rappelle-moi, quand est-ce que je ne pas soif, déjà ? Ah, oui, c'est vrais, jamais.
_ Ici, répondit brutalement Louise, Ici, je n'ai pas soif.

Le double lui fit un grand sourire, elle se flouta et se changea de nouveau en Psylock en petite tenue. Elle se coula près d'elle sans que Louise ne bouge.
« Exactement, murmura-t-elle tout près de son oreille en glissant doucement ses bras autour du ventre de Louise, toute collé contre son dos.
« Ici, je n'ai pas peur de faire mal, ici je ne bois le sang de personne... »
Louise ferma les yeux une seconde, envoûter jusqu'au fond d'elle-même par le chuchotement de psylock. Les images du jaccuzi vinrent frôler le dessous de ses paupières alors que les doigts de son double déguisé glissait ses doigts entre les siens, en faisant glisser son nez sur sa nuque, éveillant toute une palette de sensation délicieuse, d'autant plus appréciable qu'aucune douleur ne venait les amoindrir.

Puis soudain le visage déçus de Psylock – la vraie Psylock – alors qu'elle lui tournait le dos après lui avoir refuser ses avances lui apparus.

« Oui, mais je ne vais pas rester là juste pour aimer un morceau de moi-même pour le reste de l'éternité juste parce que c'est plus facile, murmura-t-elle, sans savoir si elle s'adressait à elle-même ou à sa Psylock fantasmagorique. Elle sentit la physionomie de son double changer dans son dos, sans qu'elle n'ouvre les yeux. Les bras qui l'enlaçait étaient plus fort, plus grand et tout comme les mains qui glissait sur ses bras.

« Pourquoi pas ? Murmura une voix qu'elle reconnut avec autant d'effrois que – oh surprise –de délice. « Personne ne me donnera vraiment ce que je veux dehors. Personne ne me donneras ce que je veux mieux que moi. Personne ne m'attend dehors, pas comme moi je m'attend au fond de moi-même. Ici je n'aurais jamais à me demander si je dois embrasser ou mordre... »

Pendant une brève seconde, Louise se laissa transporter par l’électricité délicieuse qui froissait doucement ses nerfs là où les mains glissaient sur elle.
C'était vrais. Personne ne pourrait lui donner ce sentiment là, parce qu'elle aurait toujours soif. Elle ne saurait jamais si elle aimait quelqu'un  pour ce qu'il était ou pour ce qu'elle sentait en lui en tant que prédateur. Pas même un autre vampire. Et elle ne pouvait pas tomber amoureuse d'une pierre... Ce n'était même pas tant le fait d'être amoureuse qui posait problème. C'était simplement pour elle le paradigme de la problématique de son existence : quel interaction on peut avoir avec des gens dont on voulait l'essence vitale, en risquant de les tuer au passage ?
«  Je.... souffla-t-elle
Mais une main caleuse vint clore ses lèvres avec douceur mais fermeté, tandis que l'autre glissait sous son t-shirt, vers ses seins. Ses narines envahit par l'odeur douceâtre de la cendre froide... Elle pouvait sentir la fermeté de son érection dans son dos, le frottement qu'il appliquait faisait remonter des picotements jusqu'au sommet de son crâne. Elle inspira brusquement quand la grande main chaude s'empara de son sein, en décalant son soutient-gorge, pour venir titiller du doigt son téton déjà tendus à l'extrême. Une petite averse de baiser dévalait le long de sa nuque. Elle fit un très léger mouvement, ne sachant pas elle-même si elle cherchait a s’échapper ou au contraire à se rapprocher encore plus...

« Laisse-toi allez, kido.

Le surnom familier lui percuta le crâne comme une balle de pistolet. Elle attrapa la main qui lui fermait la bouche et celle qui lui touchait le sein, et les écarta brutalement. Elle fit quelques pas en avant, légèrement chancelante. Elle se retourna pour se retrouver face au Ghost Rider, nue comme un verre, qui l'observait avec une expression déçus.

Ok. Wahou. Non mais vraiment. Wahou.
Elle eut l'impression de s'arracher physiquement à la contemplation du corps nue de celui qu'elle considérait comme un mentor en détournant la tête pour retrouver ses esprits, tout le bas du ventre crispé.

« NON, non, ça c'est hors de question ! S'exclama-t-elle alors qu'elle pouvait encore sentir sur son corps les endroits où ses mains était passé, la peau brûlante et sensible comme si elle venait d'arracher un pansement.

La silhouette se floutta pour redevenir le double, l'air interdis.
« Mais c'est ce que je veux...
_ Oui... Non... Peut-être, écoute j'en sais rien mais non, non, non, je refuse de me taper Ghosty head dans ma tête alors que je pourrais le faire dehors, alors tu ranges ton vieux style à la 50 shades of Grey parce que je suis sûr que quand ça arrivera, ce sera dix mille fois que ce que je peux imaginer ! »

Un silence retentissant laissa place à sa tirade. Celle-ci s'était permis de jaillir de la bouche de Louise sans la permission d'aucune instance cérébrale. Elle frappa le double en pleine figure et revint par rebond frapper les oreilles de Louise. Là où les instances cérébrales saisirent qu'elles avaient sans doute fait une grosse bourde.
C'était fait cette réflexion, Louise plaqua une main sur sa bouche comme si elle avait dit un gros mot en pleine messe, comme si elle avait put empêcher sa tirade de partir. Trop tard.

Son double pencha la tête sur le côté, comme intrigué.
« Donc il y a bien quelqu'un que j'aime, on dirait.
_ Non, ce n'est pas ce que j'ai dis. Répliqua Louise, plus rouge qu'une cerise trop mûr.
_ J'ai dis « quand ça arrivera », donc c'est bien que j'ai l'intention de faire en sorte que ça arrive non ? Elle semblait excité comme une petite fille à qui on vient d'annoncer que Noël arrivait en avance cette année.
_ Je... J'en sais rien, moi.... c'est toi les sentiments non ? S'emporta Louise
_ Non, je suis juste la frustration, moi. Répondit l'autre avec le même geste négligeant de la main, tout l'observant avec un grande sourire. «  Alors je me promets que je vais me surpasser, un jour ?
_ Surpasser.... Ma frustration ?
_ Ma frustration de savoir que je ne peux pas aimer sans vouloir dévorer. Répondit-elle avec impatience en sautillant sur place.
_ Euh, oui... Si ça peut te faire pla...
_ Si ça peut « me » faire plaisir ! Corrigea Louise-frustration, en lui prenant les mains. Alors je promets que je vais arrêter de me lamenter, et aller chercher Ghosty même si je veux le dévorer ?
_ Je peux aussi aller voir Psylock si c'est la frustration qui pose probl...
_ Non, non, je ne la veux pas comme je veux Ghosty. Lui je veux le dévorer pour l'avoir pour moi seule. Ce n'est pas pareil. Et c'est assez dégradant pour elle, cette façons d'en parler. Déclara-t-elle, catégorique.
_ Oui, non mais c'est juste l'arrangement qu'on a... Bref, d'accord. Capitula Louise, sans bien savoir ce qu'elle acceptait.
_ Je promets que je n’essaierais pas de fuir si ça finit par arriver ? Demanda son double comme si elle lisait dans son esprit.
_.... Si ça arrive, je ne fuirais pas. En même temps, il est fort probable que se soit lui qui fuit, donc...
_ Peu importe, je promets ? Insista-t-elle encore
_ Oui, je promets.
_ Sur ma moto ?
_ Sur ma moto.
_ Sur la tête Edrick ?
_.... Sur la tête d'Edrick.
_ Super ! S'exclama-t-elle
Elle lui plaqua un baiser sur chaque joue et partie en trottinant vers un cristal sur lequel elle posa sa main. Louise l'observa, indécise. Encore beaucoup trop d'information à digérer en même temps.

« Attend, s’écria-t-elle, c'est encore plus dur après ? Demanda-t-elle avec angoisse
_ Je ne sais pas. Je suppose que oui. Certaine d'entre nous veulent la tranquillité. Ce n'est pas possible quand on fait face au dehors. C'est plus paisible ici. Sur ses derniers mots, le cristal l'engloutis et elle leva le pouce dans sa direction. Puis son image se troubla et disparut. Elle se retourna : le chemin était de nouveau ouvert.

Elle s'avança en chancelant légèrement sur ces jambes. Combien d’épreuve dans ce genre allait-elle devoir subir ? Bon, ok, ce genre là n'était peut-être pas le pire, mais quand même. Elle plaqua ses mains sur ses joues encore rouge en s'admonestant elle-même « Ressaisis toi Louise, tu viens de te promettre à toi-même que tu coucherais un jour avec le Ghost rider, je vois difficilement ce qui peut arriver de pire. Ou de mieux. » Elle se remit en route en frottant ses joues comme si ça allait les rendre de nouveau blanche.

Pour la première fois depuis son arrivé dans la forêt, elle se prit à souhaiter qu'elle ne se souviendrait de rien de ce qu'elle avait vécus ici une fois dehors.

Encore fallait-il pouvoir en sortir. Sérieusement inquiète de ce qui pouvait l'attendre au delà du chemin, elle avança. Combien d'autre piège pourrait-elle supporter ? Pourrait-elle vraiment résister la prochaine fois ? Sa psyché pouvait-elle subir autant de révélation choc sans que sa tête ne finisse par exploser ?
Elle constata, presque avec surprise, qu'elle n'était que plus déterminer à retrouver son chemin, malgré la peur qui lui tordait le ventre.

Pitié, faites que ça s'arrête et laissez moi sortir.
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MessageSujet: Re: Les tribulations de Louise    Sam 30 Mai - 22:43


Louise continua son chemin.
L'angoisse était revenue, plus forte. Ses filaments gluants s'étendait dans toute sa poitrine, s'épanouissait dans son ventre, enserrant ses poumons, son estomac, contractant ses épaules et sa nuque.
Sa peau était toujours ultra sensibles là où son double l'avait touché. La situation, avec du recul semblerait sans doute comique... Mais elle n'en était pas encore là. Elle avait encore les joue rouge et l'image du corps nue de Johnny Blaze lui revenait par flash dans la mémoire malgré ses efforts pour se concentrer sur la route.

« En même temps, on peut difficilement faire plus monotone » grommela-t-elle à voix haute.

Des cristaux, encore des cristaux, toujours des cristaux... Et puis pourquoi des cristaux ? Quelle genre de personne à un « intérieur » de cristal ? «  C'est exactement le genre de question que je suis censé me poser, c'est ça ? » dit-elle, en s'adressant à une des colonnes qui bordait la route. Celle-ci n'eut bien sûr pas la politesse de répondre, et Louise continua à marcher.
Elle savait qu'à un moment où à un autre, le chemin lui serrait clairement indiquer, elle attendait simplement la prochaine clairière.
La prochaine épreuve.

Parce qu'au final, c'était ça. Elle subissait un voyage initiatique à la con dont elle ne savait même pas si elle pourrait conserver consciemment les enseignements.

Encore une connerie qu'elle n'aurait pas à subir si elle était un humain normal ! Bon, d'accord, en étant un humain normal elle n'aurait jamais rencontrer aucun de ses amis, et elle serait sans doute en train d’applaudir american spirit et sa bande ( ce qui rien lui donna la nausée rien que d'y penser ).

Ce débat qu'elle avait régulièrement avec elle-même sur les avantages et les inconvénients d'être un hybride humain-vampire lui donnait de toute façons irrémédiablement la nausée. Et mal au main... Elle constata avec surprise qu'elle avait serré les poings tellement fort qu'elle s'était ouvert la paume avec ses ongles.
Elle continuait à marcher tout en observant avec lassitude ses blessures se refermer, si bien qu'elle ne se rendit compte qu'elle avait atteint une nouvelle clairière seulement quand le sol se fit plus lumineux sous ses pas. Elle releva brusquement la tête, surprise.

Nathan était assis à l’extrême opposé de la clairière, dans un fauteuil défoncé, entrain de lire un gros volume qu'il avait manifestement tirer d'une pile presque aussi haute que lui. Une petite lampe, dont le fil électrique allait se perdre dans la forêt, éclairait l'expression concentré du jeune mutant.
Prise au dépourvus, Louise se demanda d'abord si sa psyché pouvait fournir de l’électricité. S'apperçevant de l'absurdité de cette au moment même où elle se la posa, elle se ressaisis vite, ne sachant trop comment réagir.

Au moins, elle ne m'a pas fait l'entrée Batman, c'est déjà ça.

L'apparition ne lui prêtait aucune attention.
Elle se sentait bizarrement intimidé : même dans son esprit, Nathan avait conserver son aura de « va chier je bosse » qui la stoppait toujours quand elle entrait dans la bibliothèque quand il étudiait : l'expression de parfaite concentration, qui l'empêchait de faire un pas de plus.
Elle attendait toujours sur le seuil qu'il l'invite à entrer pour bouger, comme si l'atmosphère était trop ordonné pour qu'elle ose y mettre sa part de chaos.
Mais ici, le sorcier ne semblait pas prêt de lui faire un léger sourire sans vraiment quitter son livre des yeux pour lui signifier qu'elle pouvait le déranger...
Le froissement qu'émit la page qu'il venait de tourner sortit Louise de sa torpeur.

Ok, tu veux la jouer comme ça ? Très bien.

Elle s'avança franchement vers lui en l’appelant. « Nathan, excuse-moi de te déranger mais tu es dans ma tête, je pense pas que ce soit le meilleure endroit pour li... »
Elle se stoppa.

Nathan avait légèrement relever la tête quand elle s'était approché.
Sauf que ce n'était plus vraiment Nathan.
Enfin si, mais avec 20 ans de plus.
Oh, certes, il avait très bien vieillit mais tout de même... Il lui sourit avec le même air concentré que d'habitude, sans vraiment la regarder.

Intrigué, Louise fit encore quelque pas.
Rien ne se passa.
Elle n'y comprenait rien. Elle regarda autour d'elle, mais rien n'avait changé dans la clairière. Elle secoua la tête : tout ça, s'était dans sa tête, de toute façons, alors tant pis. Elle se remit en route vers Nathan, fermement déterminer à savoir quelle Louise lui jouait des tours cette fois. Mais plus elle avançait, moins elle avait l'impression de s'approcher de lui.

L'angoisse déploya ses tentacules dans ses jambes, sa mâchoire, alors qu'elle avançait de plus en plus vite, en proie à des sueurs froides alors que Nathan se transformait lentement mais sûrement en vieillard.
Quelque chose de terrible allait arriver. Elle le savait. Elle ne savait pas quoi, ni comment, ni pourquoi mais Il fallait qu'elle rejoigne son ami avant.... La pile de livre tomba sur le sol, et le magicien tourna la tête, se pencha pour attraper de ses mains tordus par l’arthrite l'un des volumes à ses pieds.

Louise courait à présent, mais rien n'y faisait, elle avait l'impression de s'approcher de quelque centimètre à peine, prisonnière d'un traveling inverser démoniaque. Elle haletait, tendant les mains devant elle comme si elle avait put réduire la distance entre eux par se simple geste.

La main tendu de Nathan se crispa soudainement et lentement, inexorablement le magicien tomba en avant. Louise hurla son nom alors qu'il glissait de son siège et se retrouvait allonger par terre au moment où l'espace retrouvait enfin ses dimensions normale : elle se retrouva en une seconde à ses côtés.
Elle avait oublié la forêt, le voyage intérieur, le fait que cette situation était probablement une illusion, dans son esprit. Rien ne comptait si ce n'est le corps inanimé de son ami.

« Nathan, Nathan, non, Nathan » elle criait toujours, sans s'en rendre compte. Elle tomba à genoux au milieu des livres. Le crissement des pages qu'elle écrasait sans merci aurait rendu à la perfection le son que son âme aurait émis face à une telle scène, si elle y avait prêté attention.
Mais elle n'en avait rien à foutre. Rien n'avait d'importance si ce n'est la certitude grandissante que s'était finit, trop tard.
Nathan était mort.

Elle saisit l'épaule du sorcier pour le retourner. En douceur, elle fit basculer son corps sur le côté.... Et lâcha précipitamment. La distorsion de l'espace avait peut-être cesser, mais pas celle du temps : le corps de Nathan avait déjà commencer à se rabougrir, se corrompre. Ses vêtements s'étaient couverte de tâche noirâtre, et un essaim de vers jaunâtre se traînait à toute vitesse sur son corps, déformant ses traits, ses muscles, son corps entier. Ses cheveux s'allongeait, alors que sa peau se resserrait sur les os de son visage et que ses paupières s'enfonçait dans ses orbites.
Louise, saisit d'horreur voulut ramener sa main devant sa bouche, quand elle se rendit compte que celle-ci était couverte de moisissures putrides, asticot compris. Elle poussa un gémissement pitoyable en tentant d'essuyer ses mains tout en s'écartant maladroitement du corps, mais au moment où elle regarda de nouveau sa main pour voir si elle avait tout enlever, elle ne vit que de la poussière sur ses doigts.
Ses yeux revinrent se poser sur le corps de Nathan, qui lui rendit son regard, du fond de ses orbites vides. Ses vêtements, suaires grotesques, s'étirait en lambeaux sur ses côtes, ses hanches, ses tibias... Les manches, le col et le bas de son pantalon laissant échappé le reste de son squelette, immobile.

Louise voulait pleurer. Hurler. Saisir le corps.... Mais elle put que se tourner brutalement sur le côté et vomir.

Les images des horreurs qu'elle avait commise lors de l'utimatum wave était remonté à la surface avec une violence rare, se superposant à corps sans vie du sorcier. Les filaments glaireux de l'angoisse s'était glissé jusque sous son crâne, anéantissant son estomac au passage.
Son contenue faisait face à Louise, arquer, tendu, dont les larmes tombaient directement dans le liquide rougeâtre qui avait éclaboussé ses doigts et les livres. Elle tentait de reprendre sa respiration alors que les spasmes de la nausée continuait à contracter tout son corps par intermittences.

Non, non, non, non, non....

Elle se laissa tomber, assise, sur le côté. Tremblante, hoquetant, elle essayait d'essuyer le sang à moitié digéré qui maculait ses mains et son menton. Son regard revint vers le corps de Nathan, malgré ses efforts pour l'éviter. Il n'y avait plus rien, si ce n'est de la poussière parsemé de loques de tissues délavés.
Elle ne put s'empêcher de tendre lentement la main, comme si toucher les résidus du sorcier pouvait le ramener à la vie.

« C'est ce qui va se passer, tu sais » dit une voix derrière elle, pleine de compassion.

Louise ne se retourna pas.
Elle savait qu'Edrick se tenait dans son dos, mais – pour la première fois de son existence – elle n'en avait absolument rien à faire. Sa paume encore couverte de trace de sang, entra finalement en contact avec la poussière. Mais rien ne se passa. Une rivière de larme l'empêchait de voir distinctement mais pas assez pour ignorer l'inévitable réalité.
Des paumes froides la prirent doucement par les épaules, pour l'écarter mais elle se dégagea, se rapprocha encore des restes de Nathan. Elle touchait du bout des doigts les morceaux de tissue intact, en murmurant à répétition le prénom de son ami. Comme une prière. Comme si ça pouvait le ramener.

Les mains la saisir de nouveau et parvinrent à l'éloigner. Elle se débâtit, tendant ses mains souillés vers l'avant.
« Lâche-moi, lâche-moi... Il est mort... Il est mort... Non ! » s'étranglait-elle en s'arc-boutant alors que son père resserrait sa prise en entourant sa taille de ses bras.
_ Ils vont tous mourir Louise. » répondit-il posément.
Wallace, Jessica, Johnny Blaze, Peter, Psylock.... Tous apparurent, mort, se transformant lentement en poussière.
« NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON »

Louise hurlait à s'en déchirer les poumons. Au point de ne plus savoir si le hurlement venait d'elle, de la clairière ou des corps sans vie. Au point qu'il se finissent dans un gargouillis pitoyable, et qu'elle reste, sans voix, impuissante. Ses jambes cessèrent soudainement de la porter. Elle s'affaissa dans les bras de l'immortel, qui s'assit sur le sol, en la ramenant contre son torse.

Les yeux de Louise était fixe, vide, là où le corps de ses amis s'était réduit au même états que celui de Nathan.

« Il faut que tu sois prête, ma chérie. Murmura-t-il tout près de son oreille.
Louise ne répondit pas. Comment pouvait-elle ? Sa voix était morte. Elle était morte. En tout cas, elle aurait aimé l'être. La voix d'Edrick glissait sur elle comme l'eau sur les plumes d'un canard. Il n'y avait plus rien, plus personne pour les entendre.

« Tu as compris quel sens tu voulais donner à ton existence, » continua Edrick, apparemment indifférent à la catatonie de sa fille, « mais il ne faut pas que tu oublis que celle ci va être longue. Très longue. Plus longue que celle d'aucun de tes amis. D'aucun de tes amants. »

Certes, mais qui a envie de vivre comme ça ? songeât Louise. Ah, tiens. Il restait quelqu'un finalement.

« Tu le sais, au fond de toi. Tu l'as toujours su. Mais il faut que tu en ai vraiment conscience, si tu veux être prête au moment où ça arrivera vraiment. »
Un long silence s'étendit entre eux, jusqu'à ce que Louise, que ces mots avaient ramené à elle-même parvint à cracher : « Je déteste mon esprit. » d'une voix enroué.

Comme si elle avait prononcé une formule magique, les corps, les livres, le fauteuil, la lampe et le contenue de son estomac disparurent. Ses mains avaient retrouvé leur blancheur cadavérique. Par contre, elle se sentait toujours aussi mal.

Edrick eut un rire léger, cristallin et commença à se floutter.
Louise accrocha brutalement la manche du costume de son père qui commençait à s'évaporer.
« Non, s'il te plais. Reste comme ça encore un peu, souffla-t-elle.

Le costume reprit sa consistance original. Louise leva lentement le regard, pour rencontrer le sien, dissimuler derrière l'orage gris des yeux de son père. Il lui sourit. Louise parvint à faire vaguement tressauté ses zygomatiques sans grande conviction. C'était son esprit, certes, mais elle ressentait le besoin de le voir. De préserver la mascarade encore un peu.
Après tout, elle n'avait rien à y perdre.

« Tu me manques, tu sais. » dit-elle d'une voix très douce.
Il acquiesça, et son sourire se teinta de tristesse.
Elles savaient toute les deux qu'il ne pouvait pas vraiment répondre à ça. Il y avait des limites à l'interprétation qu'elle pouvait donner à son père et elle n'aurait pas tolérer d'entendre un « moi aussi » alors qu'elle savait pertinemment qu'elle n'avait aucun moyen de le savoir.
Mais elle avait besoin de le dire.

Elle n'avait pas réussit à en parler à aucun de ses amis. Les événements s'étaient enchaîner trop vite depuis l'éloignement des mondes, et quand bien même, qu'aurait-elle put dire ? Wallace n'avait pas besoin qu'on lui parle de son père – que ce soit le biologique ou l'autre -, Nathan non plus... En fait personne dans la petite bande n'avait besoin qu'on lui parle de parent, en règle générale.
Elle poussa un profond soupire et se cala plus confortablement dans les bras de l'immortel, retrouvant avec autant de plaisir que de douleur son odeur étrange – mélange de terre, d'encens et de tissue fraîchement lavé.
Ils restèrent un long moment immobile. Louise repoussait tout ce qui lui traversait la tête pour mieux profiter de ce que cet instant, pour aussi factice qu'il soit, puisse lui apporter.

« Tu es venue pour m'empêcher de partir, toi aussi ? Finit-elle par lui dire.
_ Non.
Surprise, elle releva les yeux vers le visage de son père. Il avait un sourire malicieux.
_ Mais... tout ça... dit elle en désignant vaguement de la main le bout de la clairière. Même ce simple geste était difficile.
_ Je te l'ai dis : il faut que tu en es conscience, Louise. Profite d'eux tant que tu peux, un jour, il partiront en poussière. Toi non. Il faut que tu acceptes ça.
_Je ne veux pas. Répondit-elle d'une voix cassante.
_Tu rencontreras d'autre amis, tu sais. Au même titre qu'ils en rencontreraient d'autre si tu mourrais. Ta vie est faite de mort Louise. Littéralement.
_ Pas si je décide de faire autrement. Grinça-t-elle en voulait s'écarter. Elle se rendit vite compte qu'elle se sentait trop faible pour vraiment s'éloigner de lui et se laisser tomber contre lui, déçus.
_ Bien sûr. C'est pour ça que si tu en as l'occasion, tu ne tueras pas American spirit. Après tout, la mort de ta mère adoptive, ce n'était pas si grave que ça...

Louise le regarda avec des yeux rond.
_ Wah... Low blow, Louise, low blow. C'est quoi cette tendance que j'ai à m'en mettre plein les dents comme ça ?
L'immortel haussa les épaules avec un sourire amusé. Il reprit cependant bien vite son air grave :
« Je sais que tu feras en sorte de ne pas tuer tout le monde n'importe comment. Mais c'est un fait, Louise. Tu serais encore là même après ma mort."
Elle ne répondit pas tout de suite. L'idée qu'Edrick puisse mourir avait toujours parut absurde à Louise. Un être si ancien, si puissant... Il lui avait pourtant fait plusieurs fois la remarque : elle les enterait tous. Le ventre de Louise se contracta douloureusement.

_ Alors je serais toujours seule. Souffla-t-elle.
_ Pas forcement. Mais tu perdras beaucoup. A toi de faire en sorte de trouver beaucoup, aussi.
Louise ne répondit pas. Elle côtoyait effectivement la mort de très près. Et oui, il allait tous mourir...
_... C'est pour ça qu'il faut que je me dépêche de rentrer. Murmura-t-elle en finissant sa pensée à voix haute.
_ Exactement là où je voulais en venir. Approuva Edrick.
Louise hocha la tête mais ne bougeât pas. Elle n'était pas sûr d'en avoir la force.
« Il ne faut pas que tu perdes courage, mais il faut quand même que tu ai consciences des réalités. Allez, vas-y. » l'encouragea-t-il en se relevant.

Il la remit sur ses pieds, mais elle dut s'accrocher aux mains de l'immortel pour ne pas tomber.
« Je sais pas si c'est le vomi ou l’ascenseur émotionnel, mais je ne suis pas sûr de pouvoir continuer tout de suite, dit-elle d'une voix mal assuré en contemplant ses jambes tremblantes.
_ Mais si, je peux. J'ai toujours de la ressources. Et puis je ne suis pas obligé de me précipiter jusqu'à la prochaine clairière.
Louise releva la tête. Un double l'observait avec un tendre sourire. Le sourire d'Edrick. Tout doucement elle retira ses mains de celle de Louise. Celle-ci chancela légèrement mais parvint à rester debout.
« Ca va aller, j'en suis sûr. Je ne suis pas le genre à abandonner si facilement !
_ C'est facile à dire pour toi, tu restes ici, grommela Louise.

L'autre éclata de rire et s'avança vers le cristal le plus proche.

« Attend, s'écria Louise plus fort qu'elle ne l'aurait voulu.
Son double s’interrompit et se tourna vers elle, manifestement surprise.
«  Tu as dis que tu ne voulais pas m'empêcher de partir mais... » Elle hésita, ne sachant comment formuler sa pensée. «  Mais je ne suis plus sûr de vouloir partir » chuchota-t-elle.
Elle venait de réaliser qu'elle pouvait rester. Elle n'avait même pas envisager cette possibilité quand elle lui avait été présenté auparavant, mais maintenant qu'elle prenant conscience de la réalité à laquelle elle retournait... Ici, elle pouvait éviter toute la souffrance qu'il y avait au dehors. Elle pouvait rester ici, entouré de parodie de gens qu'elle aimait... Au moins un peu...

Son double lui sourit de nouveau « Bien sûr que si, je veux partir. Là tout de suite, je en ais marre, mais je ne supporteras pas ça plus de deux minutes. On est jamais plus seule qu'avec soi-même, Louise. » Elle posa sa main sur le cristal.
Louise resta immobile à la regarder se fondre dans la colonne de glace. Elle savait qu'elle avait raison, mais elle était tellement fatigué.

« Les vérités dites avec de bonnes intentions sont souvent plus dure à entendre que celles dites pour de mauvaises raisons » lança son double avant d'entrer complètement dans le cristal.
Louise lui fit un pauvre sourire. Son double lui répondit par son sourire Edrickesque et lui désigna le bord de la clairière avant de disparaître.

Elle regarda le chemin qui s'était ouvert sur les rebords de la clairière. Et rien que la distance qui l'en séparait lui donna envie de se laisser tomber par terre pour se rouler en boule.

Mais elle se remit en route, lentement, aussi maladroitement qu'un faon qui vient de naître. Il fallait qu'elle continue.
Au moins un peu.
Au moins jusqu'à ce que ces jambes ne la porte plus.
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Louise Lafitte

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MessageSujet: Re: Les tribulations de Louise    Mar 8 Mar - 17:57

Coulson allait toquer pour la cinquième fois à la porte du repère que Peter s'était créé quand il entendit un bruit étrange venir de sa poche.

Peter criait à travers la porte « Putain, à moins qu'on soit tous sur le point de mourir : FOUTEZ MOI LA PAIX ! J'ai pas faim, pas soif, et besoin de rien ! Oh putain, je crois que j'ai trouvé un remède contre le réchauffement planétaire... MAIS ON S'EN FOUT, j'ai une autre crise mondiale à gérer, alors LAISSEZ MOI BOSSER bordel ! » mais Coulson n'écoutait qu'à moitié, rapprochant le baby-phone de son oreille, tout en remontant à toute vitesse les escaliers.

Il ne comprenait pas vraiment comment il pouvait s'impliquer à ce point là dedans. Il n'en avait pas vraiment le temps, ni l'autorité ni... Il repensa à Marshall, agenouillé à côté du lit de Louise. Il n'avait pas eu besoin de voir son visage pour sentir son désespoir. Il secoua la tête.
Il ne pouvait pas laisser cette... enfant, sans l'aider, alors qu'il lui avait tirer une balle dans la jambe quand elle tentait de fuir pour ne pas les tuer... Les autres pouvaient toujours attendre la mauvaise nouvelle.
Il prit l'ascenseur, songeant que ça allait probablement retarder toute l'opération... Il était certes capable de gérer les crises internes, mais il avait un monde à sauver. Et l'absence de Louise, si elle n'était pas absolument insurmontable, risquait surtout de le devenir par l'effet qu'elle aurait sur le reste du groupe. Surtout qu'il allait être compliqué d'expliquer la situation alors qu'il n'était pas sûr de la comprendre lui-même. Là encore : il était capable de tuer un homme avec son pouce, mais n'était pas un expert es. Vampire ! Il s'efforça de se calmer : avec un peu de chance, le bruit qu'il avait entendu était un signe qu'elle se réveillait !

Il traversa rapidement le couloir vers la chambre de Louise. Il hésita une fraction de seconde devant la porte, priant qu'elle soit entrain de se réveiller et ouvrit la porte à la volé.
Le spectacle était navrant : Louise semblait toujours aussi endormis, mais son menton, son cou, ses joues, son oreiller et ses draps étaient couvert d'une substance rouge sombre et gluante. Coulson grimaçât : elle avait dû vomir. Il claqua la porte et partie à toute vitesse chercher de quoi nettoyer. Il n'avait pas d'enfant. Il n'avait jamais eut le temps de construire une famille avec son travail... Bien sûr il avait ses collègues, qu'il pouvait considérer comme une famille, mais il n'avait jamais l'expérience de nettoyage et de soin que requiert un bébé.
Et s'était précisément ce que Louise était pour lui là toute de suite : un bébé.


Louise se sentait complètement vidé de substance. Mais quand même atrocement lourde. Mettre un pied devant l'autre relevait à cet instant pour elle plus du levé de poids que de la marche.
« Je suis un gros tas de sable » songeat-elle. « si mon prochain double se contente ne serait-ce que de me souffler dessus, je vais tomber en poussière par terre... » La tentation de s'allonger sur le sol était très forte... Tout comme l'était sa conscience aigus d'arriver à la fin du voyage. En tout cas il fallait que ça le soit, elle ne pourrait pas continuer bien longtemps. Sa vue était légèrement flous. Son entourage ressemblait à un patchwork écorché de noir profond et de blanc laiteux. Elle grinça des dents, tout en prenant appuis sur les cristaux du bord du chemin pour l'aider à avancer.

Au delà de la souffrance et de l'épuisement, elle était torturé par l'idée que le temps à l'extérieur s'écoulait sans doute bien plus vite, que cela faisait sans doute des années qu'elle était endormis, que le monde était peut-être détruit... Elle imagina un instant son corps ensevelis sous les débris du projet Némésis, au milieu d'une vallée asséché, déserte et rouge. Elle aurait volontiers secouer la tête pour se débarrasser de cette idée mais il ne lui restait pas assez de force pour ça.

La possibilité qu'elle soit en réalité morte et que cette odyssée soit en fait son purgatoire fit soudainement sont apparition dans son esprit. Elle était soumise à des épreuves cruelles à la seule fin d'obtenir son passage pour... Le paradis ? Louise ne croyait pas en dieu. Elle avait été éduqué ( en tout cas quand elle était enfant ) dans une famille athée. De chrétienne, elle n'avait que les valeurs.
De plus, elle avait entendu trop d'histoire incroyable de monde différents, d'Yshba, de voyage inter-dimentionnelle pour croire à un être éternel, infini, pleins de sagesse, de plans, de bienveillance ou de vengeance. Quoique peut-être que dans ce monde-ci, dieu existait. Ou Hallah. Ou Yavhé.
« Quoiqu'il en soit, conclu-t-elle, pour mettre fin à son débat interne, je suis bien dans la merde ».
Le chemin s’éclaircissait en s’évasant un peu plus loin.

Enfin !

Elle n'éprouva aucune angoisse vis à vis de sa prochaine rencontre, ne se posa même pas la question de sa nature. Elle voulait juste arriver au bout.

Elle parvint au abord de la clairière, et s'appuya quelques instants sur les cristaux pour respirer de grande goulée d'air froid.
La clairière semblait pleine de monde : tout un tas de gens qu'elle connaissait de loin en loin, qui avait jalonné sa vie : Miss Élise, sa prof préféré de primaire. Le vendeur de la supérette en bas de son ancien chez elle. Un agent de son père dont elle ignorait le nom mais qu'elle croisait toujours en allant à l’entraînement.... Des gens plus proche aussi... Jessica, sa mère adoptive... Cette foule se déplaçait de gauche à droite ou de droite à gauche.
Louise eu pendant une l'impression bizarre d'être au bord d'une grosse rue passante perpendiculaire à un petit chemin sur lequel elle venait d'arriver. La foule paraissait étrangement grisâtre et flou. C'était comme les observer à travers des verres de lunette sale.

Elle ne prit pas le temps de réfléchir- elle savait que sinon, elle allait simplement s'effondrer au sol -, rassemblant ses dernières forces pour se préparer à traverser cette marée humaine. Elle commença à marcher, prête à se décaler ou marcher en crabes si la situation l'exigeait – même si elle aurait sans doute été incapable de réagir suffisamment vite.

Un pas. Deux pas. Trois pas et....

Elle était surprise : elle ne sentait aucune présence. Personne ne la frôlait, ne la bousculait, ne l’interpellait... Elle redressa lentement la tête : autour d'elle une véritable bulle de calme semblait être apparut. La foule se bousculait presque sur les côtés pour éviter de l'approcher. Tous lui lançait des regards haineux.
Louise se remit en route. Elle ne pleura pas. Ne s'effondra pas. Elle se concentra sur l'aspect positif de la situation : c'était bien plus facile de marcher sans avoir à se frayer un chemin dans la foule. Elle continua son chemin en observant ses chaussures. Une rumeur froide et moqueuse s'insinua dans ses oreilles.
« Monstre... »«  C'est une tueuse... » « comment une créature comme elle peut oser... » « Elle est dangereuse, il faudrait l'enfermer »...
Louise poussa un grand soupir exagérément las. Et repris sa marche. « Tsss, c'est tellement original » cracha-t-elle entre ses dents en essayant d'ignorer les persiflemments, marmonnements venimeux qui l'entourait dans cette masse grise qui avait former la trame de fond de son existence.

Elle commençait à distinguer clairement l'autre bout de la clairière quand un éclat coloré attira son œil sur le côté. Une silhouette longue, engoncer dans son grand manteau... Une touffe de cheveux étrangement tondus et coloré. « Wa..Wallace » Elle s’arrêta une seconde. Oui, s'était bien Wallace. Il la voyait sans la voir.
Une million de réflexion se formèrent spontanément dans l'esprit de la jeune immortelle «Attend, il m'ignore là? Qu'est ce qu'il a fait ses cheveux ? Pourquoi je l'ai imaginé avec une coupe pareille ? Ça lui va bien cela dit... OU ALORS il a changé de coupe dans le vrais monde et j'arrive à le savoir ? Ah mais oui, il m'ignore carrément, ce connard. Mais non, crétine, tu es peux pas percevoir un truc pareil... Enfin cette connasse, vue que c'est moi. Bon, je m'en branle je passe, je cherche même pas a comprendre. Remarque si je perçois la vision qu'il a de lui, bin je peux le voir ça. Ah mais oui bien sûr, genre, dans sa tête Wallace s'imagine tout pareil sauf pour ces cheveux ? »

C'est ainsi que sous le regard indifférent du mutant Louise atteignit l'autre bout de la vallée. Évidement celle-ci ne s'était pas ouverte. Elle ne s'était pas confronter a grand chose, là tout de suite. Éprouvant soudain une immense frustration, elle saisit un bout de cristal noir d'une main mal assurée et commença a essayer de se hisser en hauteur.

Elle ne perçus pas tout de suite le grand silence qui avait laissé place au concert de méchanceté auquel elle était confronter plus tôt. Entièrement concentrée sur sa tâche, elle grimpa lentement les arbres de cristal dont les « branches », d'apparence fragile étant en réalité aussi dur que la pierre. Elle avait dépassé les deux mètres quand elle entendit une voix glaciale retentir derrière elle.
« Alors comme ça on s'enfuit ? »
Elle tourna la tête autant que lui permettait sa pose précaire. La foule avait disparut et Wallace l'observait... était-ce bien Wallace d'ailleurs ? Elle l'avait déjà vue agacé, terrifié, épuisé, honteux, amoureux, amusé mais... Ce Wallace là l'observait avec une expression de pur haine.

Elle se figeât sur place en rencontrant son regard. La partie la plus rationnelle de son esprit essayait bien de lui rappeler qu'il ne s'agissait que d'un double d'elle qui avait choisit cette apparence pour l'obliger à lui faire face, contraint de changer de tactique face à son indifférence. Mais cette expression si froide, si inhumainement mauvaise sur le visage de son ami avait quelque chose de fascinant dans son incongruité, dans la violence avec laquelle son regard lui tordait ce qui lui restait d’entrailles.
«  Tu as tué Nathan, et tu penses t'enfuir comme ça ? » il avait parlé d'une voix très calme, mais si glaçante que Louise put presque sentir ses lèvres se gercer sur place. Le sens de sa phrase finit par rejoindre une partie de son cerveau propre à l'analyser et Louise haussa les sourcils. Tuée Nathan ? L'épreuve d'avant ? Pffff... Rien à foutre. Elle se détourna de son double et continua a grimper. Elle en avait assez. Elle n'avait plus le courage d'affronter quoique se soit. Et elle n'avait tué personne. Enfin presque personne. Personne qui ne méritait pas de mourir... Ou... Enfin pas Nathan... n'est ce pas ? Oh, et puis Merde à la fin.
Une suite de bruit métallique et de chuintement se fit entendre derrière elle mais elle choisit de ne pas y prêter attention. Elle allait sortir de là et sauver le monde, bordel. Pas le temps pour les enfantill...

Quelque chose de froid et dur lui saisit l'épaule et l'arracha brutalement à la parois de cristal pour la jeter par terre. Elle poussa un hurlement qui résonna dans toute la forêt en sentant son épaule se démettre, et deux de ses côtes exploser quand elle atterrit par terre. Le choc vida l'air de ses poumons, et elle roula sur deux bons mètres avant de s'immobiliser sur le dos, avec le sentiment distinct d'un million d’aiguillons plantés dans chacune des cellules de son torse.
Les chuintements métalliques se rapprochèrent, accompagné d'un bruit de propulsion. Wallace, revêtu de son armure de guerre la toisait – du moins le supposait-elle- derrière sa visière noir. Elle coulissa pour s'ouvrir, alors que l'immortel essayait laborieusement de se redresser, incapable de reprendre son souffle, son torse entier brûlait comme si on lui avait injecter de l'acide dans les veines.
«  Alors, «immortelle » on m'écoute maintenant ? » Murmura-t-il du même ton glacé qu'auparavant.
Louise ne put que cracher quelques bulles de sang en réponse.
« Tu n'aurais jamais du nous rejoindre. Tu es bien trop dangereuse. Tu es un monstre. Tu as tué notre mère et maintenant, Nathan ? J'aurais du te tuer dès que je t'ai vue.
_Wal...
_Silence ! Hurla-t-il soudainement en lui donnant un violent coup de pied dans le ventre qui l'envoya rouler un peu plus loin en gémissant – et trois côtes de plus, trois!-

Louise n'osait plus bouger. Elle ne se souvenait pas avoir autant souffert depuis... Depuis sa transformation avorté. Peut-on s'évanouir dans son propre esprit ? Faites que oui...
Wallace dégagea brutalement le bras qui couvrait son visage et la saisit par le menton pour la forcer à le regarder.
«  Mais si j'avais tenté quoique se soit à ce moment là, ça n'aurait peut-être pas marché... Tu aurais survécus, n'est ce pas ? Remarque c'est peut-être mieux comme ça... je vais pouvoir te faire regretter ton geste pendant un trèèèèèèès long moment... »
Louise ne parvient même pas a gémir une réponse, il repoussa sa tête en arrière et se recula, laissant son armure de métal s'évaporer autour de lui.

Louise sentait toute les cellules de son corps s’affairer pour réparer ses blessures. Quand son épaule se remit violemment en place, elle ne put même pas crier, ses poumons encore remplis d'oursins. Wallace réapparut dans son champs de vision. Il n'avait plus son armure mais de très jolie -et passablement mortel- anneaux de métal crochus sur tout les doigts.
«  Tu ne devrais pas exister, tu es une erreur. Une abominable erreur qui a tué l'amour de ma vie. Et tu vas payé pour ça »
Ensuite les beaux anneaux de métal vinrent éclater son arcade sourcilière.
« Tu n'es pas humaine, tu ne l'as jamais été. Tu es un monstre déguisé en gentille petite fille... et je t'ai cru ! Je t'ai cru, je t'ai aidé, j'étais là pour toi ! »
Sa pommette.
«  Tu as tout détruis, tu n'aurais jamais du nous rejoindre... les autres se sont fait avoir mais au fond de toi, au fond de toi tu savais ! »
Le côté gauche de sa mâchoire.
«  Tu savais que tu nous ferais du mal ! Si un seul jour nous avons compter pour toi tu aurais du partir. Mais non, tu n'es qu'une sombre créature perverse »
Son genou...

Après ça, elle avait juste mal. Le concept de son corps comme autre chose qu'une boule de souffrance semblait absurde. Le bouillonnement de son sang résonnait dans son oreille, l'empêchait d'entendre les autres invectives de Wallace.
A un moment, la douleur cessa d'être constante pour devenir simplement lancinante. Quelque chose la faisait bouger. Elle parvint a ouvrir les yeux alors que sa pommette se remettait en place.
Wallace tenait de nouveau son menton, et la regardait avec une sombre satisfaction.
Elle voulut parlé mais elle ne savait plus comment faire. Le bourdonnement au dessus de sa tempe droite était peut-être responsable pour sa.

« Pourquoi ? » songeat-elle, surprise de pouvoir s'entendre penser dans la cacophonie de souffrance qui lui emplissait le crane.
«  Parce que tu es un monstre. Tu mérites ce qui t'arrive. Si tu as vraiment été mon amie un jour, je pense qu'une part de toi voudrait que je te détruise. » cracha-t-il, les flammes de rage faisant craqueler la glace de sa voix.

Wallace se détourna en la lâchant, elle tomba sur le côté.
Louise réfléchissait.
Avait-elle vraiment envie de ça ? Elle avait envie qu'on l'arrête, certes qu'on l'empêche de blesser qui que se soit si la situation l'exigeait, évidemment... Mais la battre comme plâtre après ?... Si elle avait vraiment tué Nathan, ne serait-elle pas tout simplement devenue folle ? Ne se serait-elle pas tout simplement jeter dans la lave en fusion d'un volcan en priant de ne jamais en sortir ?
C'était sans doute cette part d'elle-même à laquelle elle devait faire face... A l'éventualité qu'elle perde le contrôle et tue quelqu'un. Elle recommençait à sentir les différentes parties de son corps, mais elle était toujours incapable de bougé. Wallace s'était assis en tailleur plus loin, la tête dans les mains. Il devait pleurer...
Remarque, si la situation était inversé, et que Wallace perdait le contrôle de ses pouvoirs et tuait quelqu'un qu'elle aimait comme il aimait Nathan, est-ce qu'elle le torturait ? Elle en aurait sans doute très envie... Ou pas ? Elle ne pourrait pas le pardonner, c'est sûr... Après, était-ce comparable ? Elle n'aimait personne comme ces là deux s'aimaient... Ses pensées s'embrouillèrent de nouveau. Wallace... Le vrais Wallace ne se serait jamais pardonner lui-même si une telle chose arrivait. Il se serait lui-même torturé, d'une façons ou d'une autre. Ou il aurait abusé de ses pouvoirs pour lui faire oublier en espérant effacer sa souffrance ? Devenir fou parce que lui n'oubliait pas ?
Quand bien bien même – son genou se répara en craquant – en y réfléchissant, elle ne torturait pas Wallace. Parce que ça ne changerait rien. Elle craquerait, sans doute, déverserait toute sa colère sous son autre forme pour s’oblitérer dans sa propre souffrance mais non. Elle ne lui ferait pas de mal. Parce que Wallace ne lui en ferait pas.
Il n'y avait que son esprit malade de culpabilité pour imaginer un truc pareil.

Aussi soudainement que la soif lui était venue plus tôt dans la journée – il y a des mois, des années, des siècles-, une sourde colère s'empara d'elle.
Pourquoi devrait elle souffrir ? Elle était immortelle. Elle survivrait tout cela - quoique cela soi – et elle aurait encore le temps de le raconter aux arrières petits enfants de Wallace. Son esprit pouvait la torturer encore et encore qu'elle pourrait toujours se relever, sous une nouvelle forme, avec une nouvelle détermination, prête a conquérir le monde. Et elle avait une véritable infinité de monde à visité, si jamais celui-ci ne convenait pas. Ses poings se serrèrent, sans qu'elle s'en aperçoive. La lumière semblait baissé, le bruit de verre brisé revint, plus fort.
Son regard restait fixer sur le dos de Wallace. Qu'est ce que représentait Wallace au final ? Pourquoi le choisir lui pour cette mascarade ? Ce n'était qu'un pitoyable mortel. Comme tout les pauvres représentant de sa race. Mutant, sorcier... Tous des êtres de sang sans réel défense face à elle. Même les vampires apprendrait à la craindre avec le temps. Elle était la fille du plus puissant vampire de son monde. Elle pouvait tous les annihiler si elle le voulait. Pas tout de suite, bien sûr, mais un jour... Un jour, elle pourrait voguer sur les océans de sang qu'elle ferait couler, assises sur les cadavres pitoyables de tout ses « amis ».
Ses dents grincèrent.

Wallace se retourna soudainement, elle le voyait mal dans l'obscurité qui avait envahit la forêt. Son visage se transfigura de nouveau, mais cette fois, se fut de la peur qu'elle vit dans ses yeux.
Parfait.
Elle s'était levé, sans se rendre compte du changement qui s'opérait dans tous son corps.
«  Non, NON, certainement pas sale monstre ! »Hurla-t-il. Son armure se matérialisa sur lui, et il se jeta sur elle. Elle attrapa ses poignets, et le projeta contre la parois de cristal noir qui encerclait la clairière.
Trop facile.
Elle le tenait encore d'une main quand elle arracha son casque de son crâne, faisant voler des touches de cheveux multicolores au passage.
Pauvre mortel. Pitoyable sac de sang.
Elle encercla de ses longs doigts noirs son cou si fin, si délicat, si fragile. Il attrapa sa main, cria quelque chose. Elle le plaqua plus durement sur les cristaux noirs qui encerclait la clairière.
Tu vas mourir. Tu ne comprend pas. Tu es une proie. Tu seras toujours une proie . Vous êtes tous des proies. Mes proies.

Coulson avait réussit l'exploit de rendre Louise présentable à nouveau sans la détacher. Il jeta les torchons souillés qu'il avait utilisé pour la nettoyé. Il sourit pour lui-même en pensant qu'il pourrait au moins raconter cela avec fierté à Marshall. Il retourna dans la chambre pour s'assurer qu'il n'avait rien oublier, la couette propre sous le bras... Si tenté qu'il puisse oublier quoique se soit. Il poussa la porte... et un glapissement.

La créature déformé qui gisait sur le lit n'était pas Louise. Ça ne pouvait pas l'être. Il pouvait distingué quelques lambeaux de peaux intacts mais le reste de son corps était d'un noir profond, qu'on ne pouvait trouvé que dans les trous noirs. Ses chaînes ruisselait sur ses poignets comme autant de parure, alors que son visage était progressivement envahis par l'obscurité, des craquelures déformant son nez, ses pommettes, son fronts.... Ses doigts s'était allongés, agrandis, se terminait en longue griffes aussi fine que du papier. Ses jeans et son t-shirt – les bouts qui n'avait pas craqué – donnait à l'ensemble une allure encore plus absurde. La dernière fois qu'il l'avait vue comme ça, elle avait faillis tué un membre de son équipe. La dernière fois qu'il l'avait vue comme ça, elle avait put s'enfuir, trouver du sang, faire quelque chose. La dernière fois, elle ne dormait pas.
Il n'hésita qu'une seconde avant de courir vers la bibliothèque. Son arme ne pouvait pas l'aider contre ça. Seul la magie le pouvait.
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