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 Le Rève de Louise

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Nathan Clair

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MessageSujet: Le Rève de Louise   Dim 8 Mai - 21:47

Nathan sentit ses méridiens pulser violemment, et il réprima un haut-le-cœur, une main plaquée sur sa bouche. Ses genoux cédèrent, et heureusement que Coulson était là, parce qu'il serait sans doute tombé au sol sans sa main pour le retenir.

Bordel, mais qu'est-ce que c'est que ça ?

Son visage ressemblait à un masque de No craquelé, blanc porcelaine sur un fond d'un noir insondable. Les vêtements de Louise, enserrant cette masse noire, offraient un spectacle horrifique. C'était pire, bien pire, que cette fois à la maison du Pr. Howlett, quand American Spirit avait brisé sa nuque et que Louise avait perdu le contrôle. A l'époque, seules quelques fines craquelures avaient fendu son visage. A présent, c'était comme si ses traits étaient en lambeaux, et qu'ils flottaient sur cette forme sombre qui ne reflétait aucune lumière, un mannequin qui porterait un masque déchiré de Louise, entouré de chaînes rutilantes.
Et cet amas émettait une puissance démesurée, qui faisait bouillir sa magie dans ses veines et lui donnait envie de fuir très, très loin, sans jamais revenir sur ses pas.

Wallace s'approcha lentement de ce qui était étendu sur le lit. Il tendit la main vers la figure, hésita, puis serra le poing.

« Que s'est-il passé ?! » gronda-t-il, s'adressant à Coulson, et Nate put voir le mélange d'émotions sur son visage : peur, inquiétude, mais surtout, colère.

« Je ne sais pas exactement. » répondit Coulson, le front courroucé « Elle était déjà en train de changer quand je suis arrivé.  Le Vampire, enfin, Marshall, a parlé de Sommeil Vampirique. Je crois que ça à voir avec la soif de sang. »

Nate frissonna à l'évocation du nom de Mashall. Tout à l'heure, le simple fait d'avoir perçu sa présence dans la base avait failli le mettre au tapis.

« Je m'en fous de ce que c'est ! » s'écria Wallace « Comment est-ce qu'on la ramène ? ».

« Je ne sais pas. » soupira Coulson « Marshall a dit qu'il fallait attendre. Lui parler. »

Il tira une chaise pour Nathan qui s'y écroula, reconnaissant, avant de se passer une main sur le crane.

« Je suis aussi perdu que vous, les enfants. » admit-il.

« Merde ! »gronda Wallace, assénant un coup de pied à la table de nuit de Louise.

Puis, se saisissant d'une chaise, il la plaça brutalement près du lit avant de s'y laisser tomber, furieux.
Nate avait envie de se rapprocher, mais la simple idée lui fit tourner la tête. Plutôt, il tenta de se lever .

« Il faut prévenir les autres. » dit-il « Et il va falloir nous expliquer plus en détail ce que... ce que l'autre a dit. »

« Louise. » entendit-il Wallace murmurer.

Nate se retourna. Le mutant avait les sourcils froncés, la mâchoire contractée. Il leva sa main, l'avança lentement, sembla hésiter, puis serra la mâchoire et la posa sur ce qui aurait du être celle de Louise, mais qui ressemblait plus à un amas de lames sombres qu'à une main de jeune fille.

« Je ne sais pas ce qui t'arrive, mais on est là, ok ? » il avala sa salive, et Nathan baissa les yeux, « Tu vas t'en sortir, j'en suis sur. ».

La gorge de Nate se serra encore d'avantage, et il parcourut des yeux le visage endormi de son amie.

J'espère vraiment qu'il a raison.
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Louise Lafitte

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MessageSujet: Re: Le Rève de Louise   Dim 8 Mai - 22:02

Elle le détruire lui. Puis elle détruirait le reste. Elle partirait à la recherche d'autres proies. C'était finit maintenant, il allait tous apprendre à la craindre...
Elle reposa les yeux sur la créature pitoyable qui se débattait sous ses doigts. Elle n'avait pas serrer le poing, s'était plus amusant de la regarder se débattre. Les contours de son visage terrorisée se troublèrent soudain, ses cheveux vert et violet fondirent en s'allongeant... Une seconde, elle resserra sa prise, peu importe les changements de sa proie, elle ne la laisserait pas fuir. Elle allait se délecter de son sang, de celui des autres. La soif en elle-même importait peu, maintenant, elle voulait simplement arraché tout ce qui était encore debout, tout les lambeaux qui l'avaient maintenus dans le noir, tout au fond... Elle était libre, libre de faire du mal, libre de tuer, libre d'aller jusqu'au bout, de laisser ses capacités éclater au grand jour.

Elle avait soif, certes, mais pas de sang, de la vie derrière, de toute ces choses qu'elle ne posséderait jamais. Elle avait soif de leur amour, de leur sincérité, de ce qui rendait beaux même les plus laids. De leur espoirs, de ce qui les liait ensemble, tous, l'humanité, sa race, les autres races tous ce qui ressentait quelque chose dans cet univers sans sens alors qu'elle était née pour détruire, et pour cela seulement. Elle n'avait même pas de vraiment de race, en fait. Elle serait toujours entre les deux. Ils l'avaient créer pour qu'elle soit leur pion, mais s'était finit, elle allait tout simplement détruire l’échiquier.

La silhouette en face d'elle avait finit par redevenir tangible. Un éclair étrange passa dans ses yeux, quand ils rencontrèrent les siens. Ce n'était pas de la peur, s'était...

Il y eu bruit étrange, comme celui de l'air qui siffle quand on descend un toboggans. Une sensation étrange, comme si, pendant une seconde, elle était au milieu du carrefour d'elle-même. Il y a avait des chemins. Aucun n'était mauvais, et s'était à elle de décider ce qu'elle faire. Certains était tortueux, d'autre droit et clair. Quoiqu'elle fasse, il y aurait une place pour elle dans l'univers. Elle sentait au loin la fureur, la colère qu'elle était, mais il y avait tant d'autre chose. Le fond ne changerait pas, la direction seulement. Elle fut un instant interdite, puis quelque part, elle entendit un mot. Murmuré, reflet de l'angoisse qu'elle ressentait.

« Louise ».

Ah oui, bien sûr... L'ancestrale magie qui lit tout ce qui pense à son nom. C'était évident. Elle voulut partir dans cette direction mais elle se sentit tombé, tombé...

Elle regagna ses sensation avec brutalité, comme si elle était véritablement tombé à l’intérieur d'elle même. Elle voulut respirer mais elle ne put aspirer qu'un mince filet d'air, elle ouvrit vivement les yeux.
Ce qu'elle vit la terrifia au point que, pendant une seconde, elle crut qu'elle allait perdre l'esprit.
Mais ce n'était la couleur noir sans fond, ce n'était pas l'aspect lisse et torturé des articulation ni la longueur trop importante de ses membres qui l'effrayait. Pas plus que les mains glacés qui entourait sa gorge, ni les dent démesurés que laissait voir un sourire qui prenait une place anormalement grande sur le « visage » de la créature.
C'était de savoir que cette créature, qui l'observait avec ses yeux morts et pourtant si avide, cette monstruosité, c'était elle.

C'était elle, comme toute les autres Louises qu'elle avait vue.
Comme elle était puéril, en prétendant qu'elle savait, qu'elle n'était un monstre que si décidait de l'être... Non, la situation était bien pire : elle était un monstre, mais elle ne pouvait pas décider de ne pas l'être.
Elle ne pourrait jamais rien faire d'autre que se battre contre sa propre nature, autant qu'elle le pourrait. Aussi longtemps que possible, jusqu'à ce que, lasse, elle perdre la bataille. Elle eut la sensation aigus de quelque chose qui se brisait en elle même tandis que la créature éructait un son discordant vers le ciel de son esprit. Le sol de la forêt s'inclina brusquement, poussant la créature a planter son bras dans l'arbre de cristal derrière elle, au dessus de sa tête, tout en raffermissant sa prise sur sa gorge. Le bruit de verre brisé se fit tonitruant, l'obscurité envahissait tout...

Pendant un sublime instant, elle n'en eut plus rien à faire. Elle ne pourrait pas retenir cette chose, et plus vite elle la laisserait faire, plus vite elle pourrait se reposer. Elle pourrait rester ici indéfiniment, en laissant son autre elle-même tout détruire, quelle importance ? La sensation diffuse d'abandon la remplit de sa fraîche indifférence. Elle vit sa main qui tenait toujours le bras de la créature commencer à se dissoudre. La créature observait autour d'elle alors que l'obscurité envahissait la clairière, elle pouvait presque sentir son exaltation macabre et féroce. Elle ne pouvait pas l'arrêter... A quoi bon ?

Quelque chose saisit sa main. S'était comme le fantome étrange d'une sensation, mais sa main reprit sa forme. Une rumeur sourde passait d'arbre en arbre et soudain.

« LOUISE ! »

Son propre nom, crier à l'unisson par ses doubles, la gifla mentalement avec une telle force que ce qui lui restait de souffle fut brutalement expulser de ses poumons. Il contenait une si grande détresse, un si grande inquiétude que celle-ci se redressa, paniqué, cherchant désespérément à écarter la « main » qui la retenait.

Quelqu'un l’avait appeler plus tôt. Quelqu'un avait besoin d'elle. Quelqu'un qui existait en elle et à l’extérieur en même temps. Quelqu'un a qui elle avait promis plus que son nom, quelqu'un a qui elle devait son allégeance autant qu'il lui devait.
Elle pouvait presque sentir physiquement les forces que cet autre mobilisé pour l'entourer, la ramener à elle-même... Mais qui était-elle ?
Au loin, ses doubles réitérèrent leurs appels. LOUISE !

Oui, oui, c'est ça, Louise. Louise Lafitte. Il fallait qu'elle revienne.

Le brouhaha décrut, l'obscurité cessa sa progression et le sol reprit brusquement son inclinaison initiale. Elle profita de ce bref moment d'incrédulité de la créature : elle lâcha ses bras, attrapa les morceaux de cristal derrière elle, releva vivement les jambe et poussa brutalement de toute ses forces sur son poitrail. Ou l'abomination était moins puissante qu'elle le pensait – mais elle avait de sérieux doute – ou elle avait choisit pile le bon moment mais son double noir fut éjecté en arrière. Malgré la violence de son coup, l'autre parvient à se rattraper à mi-course en écartant ses ailes torturer autour d'elle.
Louise sentit le sang coulé sur son cou, là les ongles affuté comme des lames lui avait entailler la peau. Elle se laissa tomber en haletant. La chose l'observait, avec une sorte de surprise – en tout cas le supposait-elle.

Elle pouvait presque sentir la présence des autres Louise dans les cristaux arbre autour, maintenant, et plus loin, plus ténu mais presque plus fort, celle des autres. Nathan et Wallace, finit-elle par se souvenir.
Comme si ce dernier souvenir avait achever de remettre les chose en ordre, le son de verre brisé se tue.

Elle détacha son dos des morceaux de cristaux qui lui labourait la peau et fit un pas en avant en se redressant. Elle jeta un regard froid à son double noir, que l'abysse lui rendit.
Elle ne pouvait sans doute pas faire grand chose. Elle ne pourrait pas la retenir toute sa vie, c'est presque sûr.
Elle serait toujours là, tapis dans tout ses moments de faiblesse.
Mais au moins, elle allait essayer.
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Nathan Clair

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MessageSujet: Re: Le Rève de Louise   Mar 10 Mai - 13:49

«Moi aussi j'aurais préféré vous avoir ici, James. » disait Nathan dans son oreillette, une main dans ses cheveux, adossé au mur près du laboratoire « Mais ce n'est pas votre faute. On vous tient au courant. »

Il entendit James crier quelque chose à quelqu'un d'autre, peut-être Elisabeth, loin du micro.

« Ok, Clair. » lui dit-il ensuite avec un soupir, avant d'ajouter, ferme, «  Faites attention à vous. »

« Entendu. » répondit le sorcier «  Vous aussi. ».

« A bientôt, j'espère. Terminé. »

La conversation se coupa avec un bip, et Nate soupira. Au moins, le reste de l'équipe était prévenu. Il espéra que l'information ne les déconcentrerait pas trop : contre une Sentinelle, un instant d'inattention pouvait coûter la vie.
Il se pinça l’arête du nez, grimaçant, pris d'un nouveau tournis. La présence horrifique de cette chose qui avait pris la place de Louise ne lui laissait aucun répit. Sa puissance était telle qu'elle faisait vibrer les os de son crane, nichant une migraine constante derrière ses yeux. Mais, pire que le simple volume insensé de l'énergie, c'était sa nature qui le terrifiait.
Cette chose était mauvaise. Elle l'englobait comme des sables mouvants, remplissait sa bouche de la saveur du sang, glissait lentement sans son dos comme une lame de rasoir, frémissait comme un ouragan dans une bulle de savon, prête à tout détruire sur son passage. L'idée que Louise pouvait contenir cette chose en elle...

Elle est assez forte, tenta-t-il de se rassurer, sans grand succès.

C'était donc ça, être un vampire ?
Il inspira lentement, sentant la morsure de la chose au fond de ses tripes. C'était comme une main griffue, se frayant un chemin dans ses entrailles. Se laissant glisser contre le mur jusqu'à se retrouver assis par terre, Nathan posa son front sur ses genoux et entoura ses jambes de ses bras. Si seulement son maître était là, il aurait peut être pu les aider.
Mais il n'y était pas.

Tiens bon, Louise.

« Mr. Clair ? »

Il leva les yeux, surpris, et vit que Simmons était là, le fixant d'un air préoccupé. Nate se redressa aussi vite qu'il put, et regretta amèrement sa décision quand une pointe de douleur aiguë pulsa au centre de son front.

« Elle va bien ? » demanda Nate avec empressement dés qu'il put parler à nouveau.

La scientifique pinça les lèvres.

« Je crois.  » répondit-elle « Je ne sais pas vraiment. L'agent Coulson pense que je devrais rester à l'écart, afin d'éviter... »

Elle s'interrompit, portant instinctivement une main à sa gorge. Nate vit les marques rouges qui n'allaient pas tarder à se transformer en bleus.

« Vous savez ce qui a déclenché sa crise ? » demanda-t-il, se concentrant sur le brun de ses yeux, joliment ambré, plutôt que sur son cou.

Baissant le regard, elle secoua la tête.

« Non. » fit-elle « Quand je l'ai croisée dans le couloir, elle semblait déjà aller mal. Quand elle... »

Elle prit une grande inspiration avant de poursuivre :

« Quand elle a attaqué, Phil lui a tiré dessus. Elle est allée dans la réserve, puis l'autre vampire est arrivé... »

« Elle n'a jamais eu de crise comme ça avant. » murmura Nate, avant de froncer les sourcils.

« C'est peut-être Snyder... » réalisa-t-il.

Il se mordit l'intérieur de la joue, refoulant les souvenirs de l'asphalte qui bouillait. Il la revit, se lançant contre Guerre sans aucune retenue, se relevant à chaque fois qu'il l'envoyait bouler contre l'asphalte. Il revit le dos de son armure tandis qu'elle s'interposait entre lui et une gerbe de flammes.
Louise l'avait toujours protégé. A Halloween, contre le Ghost Rider, contre La Muerte, contre les Sentinelles. A l'école, elle avait été la première à lui parler. Il caressa du bout des doigts le pentacle qu'elle avait tatoué au creux de con bras.
Dans les ruines de Snyder, elle avait erré, hagarde, tandis qu'il partait vers le Japon. A son retour, il s'était isolé dans la bibliothèque, à l'abri derrière ses livres. , puis, il était resté avec Wallace, sans même s'assurer qu'elle allait bien. Peut-être qu'il savait très bien que non, et qu'il n'avait pas envie de vérifier.
Il n'allait pas la laisser tomber, cette fois. Il serait auprès d'elle.
Lentement, s'appuyant sur le mur, il repartit vers la chambre de son amie.

« Vous y retournez ? » lui demanda Simmons.

Il acquiesça, et elle se porta à sa hauteur. Elle se tordait un peu les doigts, nerveusement.

« Alors, s'il vous plaît, » poursuivit-elle « Dites-lui que je ne lui en veux pas. »

Nate observa la jeune femme : elle se mordait la lèvre, ses yeux étaient rouges, et son cou encore plus. Elle avait du avoir la peur de sa vie.

« Bien entendu . » répondit-il, avec ce qu'il put produire de plus proche d'un sourire rassurant « Je suis sur qu'elle sera ravie de l'entendre. »

Elle hocha la tête et repartit vers le laboratoire, à la porte duquel l'autre scientifique, Fitz, l'attendait.
Lui aussi avait les traits tirés, mais c'était plus de la colère que de l'inquiétude.

Sa collègue a été blessée, c'est normal qu'il lui en veule.

Arrivant devant la porte, il serra les dents, ferma ses méridiens autant que possible, et franchit le seuil. La situation n'avait pas changé, et l'atmosphère dans la salle était toujours aussi pesante, mais il ignora les signaux d'alarme que lui lançait son corps et se rapprocha tant bien que mal du lit. Titubant, il posa une main sur l'épaule de Wallace, qui tenait toujours la main de Louise dans la sienne. Ils échangèrent un regard. Le mutant était sombre, toute trace de la légèreté de tout à l'heure disparue de ses yeux gris tandis qu'il reportait son regard sur la jeune fille étendue. Ses muscles étaient crispés sous ses doigts.

« Hey. » murmura Nate, serrant la prise sur son épaule « J'ai prévenu les autres. »

Wallace acquiesça, sans détourner les yeux de Louise. De longues canines dépassaient de sous les lèvres de la jeune femme, d'une blancheur laiteuse contre le noir de sa peau. On lui avait mis une chaîne dans la bouche. Nate déglutit, la main crochue enserrant cruellement ses tripes.

« Où est Coulson ? » demanda-t-il à Wallace.

Il commença à prendre une chaise et à la traîner de l'autre coté du lit pour s'y asseoir. La chambre de Louise était tapissée de posters de série télévisées et de films. Il y avait un mannequin de couture dans un coin, un début de robe épinglé à son corps sans tête. De jolies guirlandes décoraient ses étagères, et des photos et cartes postales ornaient son bureau.
Tout ça donnait un air encore plus grotesque à la chose étendue  dans son lit.

« Je sais pas. » répondit le mutant distraitement « Parti faire un rapport, sans doute. »

Nate se laissa tomber sur la chaise, et son tournis se calma un peu.

« Tu ne peux rien faire ? »  lui demanda Wallace.

Ils échangèrent un regard par dessus le corps de Louise, et Nate baissa les yeux, secouant la tête.

« Je ne saurais même pas par où commencer. » soupira-t-il « Je n'ai jamais vu une énergie comme celle-là. »

Il fixa la main griffue qui reposait sur le lit et un long frisson coula le long de son dos. Il aurait voulu la prendre dans la sienne, mais il en était incapable. La simple idée de rentrer en contact avec la substance noire lui retournait le ventre. Ça le faisait se sentir totalement, odieusement impuissant.

« Franchement, il n'y a que Louise pour se mettre dans un pétrin pareil. »

Nate leva la tête, surpris, et vit que Wallace souriait tristement, le regard fixé sur le visage étendu de Louise.

« Quand elle se réveille, » poursuivit le mutant, plus gravement «  je lui ferais passer l'envie de se balader sans bouteille de sang de réserve. »

Nate ne put s’empêcher de sourire malgré l'inquiétude, malgré l'absurdité de la situation.

« Mais bien sur, » ironisa-t-il « tu vas lui acheter un mini-frigo à roulettes et l'obliger à se balader partout avec. »

Wallace lui lança un regard grave.

« Ne me tente pas. » rétorqua-t-il.

Puis, il haussa les épaules.

« Ou alors,  un biberon. » avança-t-il « Tu m'entends, Louise ? Je vais t'acheter une banane, comme dans les années '90, et tu n'auras pas d'autre choix que de la porter vingt-quatre heures sur vingt-quatre, parce que j'y aurai mis ton biberon à l’intérieur. »

Nate ne put s’empêcher de pouffer en imaginant la scène.

« Quand elle se réveille, » dit-il « elle va te décapiter. »

« Tant qu'elle se réveille, ça me va. » souffla Wallace, le regard trouble, et Nate baissa les yeux.

« Je sais que ça ne fait pas si longtemps qu'on se connaît. » murmura-t-il à l'intention de Louise « Mais... »

Il fixa ses yeux fermés, sa peau marbrée de longues failles noires, la chaîne argentée qui s'enfonçait dans sa bouche. Il ravala la boule qui s'était formée dans sa gorge et poursuivit :

« Cette équipe a besoin de toi. S'il te plaît, Louise.  Dépêche toi de revenir. »

« Tu nous manques. » ajouta Wallace, et ils restèrent ainsi, le mutant lui tenant la main, Nathan fixant le plafond, dans la chambre silencieuse de Louise.
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Louise Lafitte

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MessageSujet: Re: Le Rève de Louise   Ven 13 Mai - 1:52

Pense à quelque chose Lafitte. Vite et bien.

La créature l'observait toujours, comme si elle se demandait quel était le meilleure moyen de lui arracher la tête des épaules.

Allez, allez Louise, ils t'attendent dehors, ne sois pas stupide. Fais quelque chose !

Louise jeta un coup d'oeil à ces doubles, immobiles dans leurs cristaux, attendant manifestement qu'une des deux se décident et mettent fin à leur face à face.

Pouvait-elle vraiment se battre avec elle ? La créature était une partie d'elle-même, ce n'est pas comme si elle pouvait véritablement l'éliminer, non ? Mais quand même... gagner de temps ? Lui parler ?

Sa main droite était toujours étrangement chaude, tangible au milieu de son corps épuisé. L'énergie crépitait dans l'air, et pourtant, elle ne parvenait pas à y puiser, elle se sentait toujours aussi fragile, et la détermination qui la maintenait debout n'était pas suffisamment puissante pour...

Le frémissement de l'air qu'elle perçut fut certainement ce qui la sauva.

Son double de cauchemar en avait visiblement eu assez d'attendre et s'était jeté en avant, les bras tendus vers sa gorge, au moment où elle avait cesser de la fixer des yeux. Elle se jeta sur le coté juste à temps, cherchant une arme des yeux tandis que le monstre brisait les cristaux du bords de la clairière.

Putain pourquoi Wallace n'est pas là quand on a besoin de pour faire apparaître des trucs, de préférence ceux qui font mal ?

Une idée vague à propos d'une banane envahis un instant son esprit, sans qu'elle comprenne pourquoi, mais l'autre avait finit son œuvre de destruction sur l'arbre de cristal et se tournait vers elle, féline et monstrueuse. Elle fut sur l'immortelle en deux enjambés, et Louise du déployer l'intégralité de son entrainement du shield pour esquiver ses attaques.

La créature avait replié ses ailes, et bien que sa masse soit plus importante, elle bougeait aussi vite que Louise. Son allonge était plus grande, et Louise n'avait aucune arme, alors que son double avait ses griffes, d'au moins une longueur de doigt supplémentaire que sa main.

Pourtant, elle restait concentré, exploitant tout ce qu'elle avait put retenir de ses heures passé avec les autres. Il ne fallait pas qu'elle renonce. Malgré son épuisement et sa lassitude, quelque chose la poussait à continuer. Ils lui semblaient que les autres Louises l'encourageaient, mais il y avait autre chose, le sentiment prégnant que Wallace et Nathan la pressait de rentrer. Elle n'allait quand même pas se laisser assassiner dans son propre esprit, quand même ! Son double noir ne parvenait pas à l'attraper, mais de vilaine estafilades couvraient son corps. Elle ne parviendrait pas à se protéger parfaitement mais pour le moment, aucune de ses blessures n'étaient vraiment grave. Leurs nombres sans cesse grandissant malgré ses capacité de régénérations était quand même assez paniquant à son goût.

Elle avait presque fait le tour de la clairière, en essayant de lui échapper. Ses forces s'amenuisaient, elle ne pourrait plus tenir longtemps. L'autre la suivait. Elle n'avait pas l'air pressé, ni particulière hargneuse. On aurait dit un requin devant un banc de poisson : ils peuvent changer de forme autant qu'ils veulent pour l'éviter, à force de passer et repasser, leur nombre diminuait forcement. Il suffisait au requin d'être patient...

Louise avait réussit à saisir le monstre au poignet pour le dévier au moment où ses griffes allaient lui ouvrir le ventre, mais son pied glissait sur les cristaux et elle bascula en arrière. Mû par un réflexe de combat, elle entraîna son adverse avec elle, et parvint à faire basculer la créature, interdite, sur le dos, alors qu'elle se retrouvait a 4 pattes sur le sol.

Ok, respire, ça va aller, respire...

Elle était à bout de force, mais tenta de se relever pour reprendre une position de défense. Heureusement la créature s'était empêtré dans ses ailes démesuré, et avait visiblement quelques difficulté à se relever, comme un tout jeune albatros.

Au moins on est deux à être inexpérimenté...

Ce bref élan de victoire fut étouffé presque immédiatement. Elle était en sang, des dizaine de coupures lézardaient sa peau et ses vêtements, elle n'était pas sûr de pouvoir rester debout si l'autre obscure l'attaquait de nouveau. Elle regarda autour d'elle : la clairière n'avait pas bouger, le autres Louise l'observait, certaines désespérés, certaines pleine de fierté.... Elle tourna la tête vers l'arbre de cristal à moitié arraché. Ils lui semblait qu'il avait commencer à ce réparer, mais l'ouverture était encore conséquente. Derrière, un enchevêtrement de blocs et de colonnes de cristal lui bouchait la vue

… Revenir. Louise tu no...

Elle tressaillit, se pencha vers le creux entre les arbres, persuadé d'avoir entendus la voix de Nathan, et celle de Wallace venir de par là.

Puis la sensation abrupte et lancinante d'avoir le dos ouvert en deux la jeta à genoux, sans souffle, accroché à deux mains au bords déchiqueter du tronc. Elle n'avait pas besoin de tourner la tête pour comprendre que son double s'était relever, bien décider à en finir avec elle.

Elle ne réfléchis pas.
Elle devait fuir.

Aussi vite que son dos brûlant lui permit, elle fit traction sur ses bras, et se jeta dans l’enchevêtrement désordonné d'éclat, terrorisée. Elle poussa un hurlement au moment où les griffes du monstre lui arrachèrent un morceau de muscle derrière tibia et rampa en gémissant aussi loin qu'elle le pouvait dans le sous-bois. Les éclats lui raclaient la peaux, s’incrustait dans ses plais, mais les autres étaient là bas, ils aillaient l'aider...

Elle pleurait, en se dirigeant à tâtons, dans les petits boyaux entre les colonnes désordonne. Elle pouvait entendre son double enrager et s'acharner à essayer de la rattraper. Elle pria de toute ses forces qu'elle soit trop grande pour passer, et qu'elle casserait les blocs trop lentement pour qu'elle puisse s'échapper.
Sa vue se brouilla, les sons de la créature était peu à peu couvert par le bruit du battement de son corps dans ses oreilles.

Elle n'aurait put dire combien de temps elle avait rampé dans l'obscurité, mais à un moment, elle s’arrêtât. Tout était silencieux. Elle avait encore mal partout, mais ce n'était plus qu'une douleur sourde et lancinante. Elle n'osa pas regarder sa jambe, mais elle se glissa sous un grand bloc sombre au cœur d'une anfractuosité du cristal.

Elle s'était trompé.
Sa main était toujours chaude, mais les autres n'étaient pas là.
Ils ne pouvait pas l'aider.

Elle ramena sa main contre sa poitrine, comme si elle espérait que la chaleur se répande dans son corps. Elle pouvait presque les sentir, mais dès qu'elle se tendait vers eux, la sensation se dispersait. S'était comme chercher des amis habillé en noir dans une boite de nuit gothique undergrand avec des lumières stroboscopique : une seconde, ils étaient là, mais si elle allait dans leurs directions, elle les perdait de vue immédiatement.

Elle émit un gémissement d'animal blessé, et se remit à sangloter. Elle ne s’était jamais sentis aussi seule.
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Louise Lafitte

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MessageSujet: Re: Le Rève de Louise   Jeu 28 Juil - 19:41

Elle ne savais pas combien de temps était passé, si tenté que le temps existe vraiment dans sa tête.
Mais suffisamment longtemps pour qu'elle n'ai plus de larme à versé. Plus de sentiment non plus. Elle ne sentait plus vide comme auparavant, simplement plus... immobile.
Au lieu d'un vortex aspirant insidieusement tout ses ressentis, elle avait au contraire un sentiment de plénitude. Tout était présent, à sa place, sans rien pour faire remous sur le lac de sa conscience. Elle n'avait plus mal, mais elle ne sentait plus vraiment son corps non plus. Les yeux fermé, elle écoutait la foret de cristal bruisser de sa mélodie d'éclat de verre brisé.

Elle avait entendus la créature voler au dessus de la forêt, mais elle s'en fichait. Elle ne pourrait pas l'atteindre ici. Elle avait passé sa vie avec cette partie d'elle-même qu'elle haïssait flottant autour d'elle. Rien n'avait donc vraiment changer, entre avant et maintenant. Et rien n'avait vraiment d'importance.
N'était-elle pas éternelle ? Ne verrait-elle pas les civilisation s'élever et retomber ? Ne serait-elle pas encore présente quand, inévitablement, les craquelures et les fêlures apparaîtront dans la couche protectrice de ce monde pour que, finalement, l'Yshba l'engloutisse ? Et là encore elle retrouverait simplement son chemin dans le Fleuve. Tout était si loin.... La musique du verre brisé murmurait des secrets. Si elle restait suffisamment immobile, elle pourrait les comprendre, elle en était sûr...

Un lointain battement d'aile suivit d'un braillement inhumain traversa l'atmosphère, l'arrachant un peu à sa méditation. Elle était sensé faire quelque chose... Quelque chose de pressant, de terrifiant... Elle eut vaguement l'impression d'être au bord d'un abîme, mais la simple idée de lui faire face et regarder dans les profondeurs, sans savoir si qui l'y observerait en retour... Non, non, c'était trop dur.
Personne ne l'attendait, à part cette... ce... le truc qui fait du bruit, là.

Elle tendit de nouveau l'oreille, investissant tout ce qui lui restait d'attention dans l'écoute de la musique du vent dans les feuilles de verre. Les éclats de souvenirs, oui...

Elle se vit, brièvement, comme un morceau de cristal, inaltérable, cyclopéen, qui lui aussi, un jour, émettrait sa propre musique.

Elle s'enfonça lentement, lentement, toujours plus loin, plus profond dans sa conscience.

Là où il n'y avait rien. Là où il y avait tout.
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Le Rève de Louise
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